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marclier de concert en s’appuyant l’une sur l'autre. L’anatomie, la physiologie, la zoologie, la botanique, la minéralogie ne sont devenues dos sciences sérieuses ([u’à l’aide des lumières apportées par la physique et la chimie. La géologie, née d’hier, sans l’astronomie, la jthysique, la chimie et toutes les autres, eût manqué de ses véritables éléments de vitixlité ; elle ne pouvait venir qu’aprés.
18. — La science moderne a fait justice des quatre éléments primitifs des Anciens, et d’observation en observation, elle est arrivée à la conception d'un seul élémeÿt (jénérateur de toutes les transformations de la matière; mais la matière, par elle-même, est inerte ; elle n’a ni vie, ni pensée, ni sentiment; il lui faut son union avec le principe spirituel. Le Spiritisme n’a ni découvert, ni inventé ce principe, mais le premier, il l’a démontré par des preuves irrécusables; il l’a étudié, analysé, et en U rendu l'action évidente. A t élément matériel, il est venu ajouter l'élément spirituel. Elément matériel et élément spirituel, voilà les deux principes, les deux forces vives de la nature. Par l’union indissoluble de ces deux éléments ou explique sans peine une foule de faits jusqu’alors inexplicables.
Par son essence même, et comme ayant pour objet l’étude d’un des deux éléments constitutifs de l'univers, le Spiritisme touche forcément à la plupart des sciences; il ne pouvait venir qu’après l’élaboration de ces sciences, et après surtout qu’elles auraient prouvé leur impuissance à tout expliquer par les seules lois de la matière.
19. — On accuse le Spiritisme de parenté avec la magie et la sorcellerie ; mais on oublie que l’astronomie a pour aînée l’astrologie judiciaire qui n’est pas si éloignée de
CARACTÈRES DE LA RÉVÉLATION SPIRITE
nous; que la chimie est fille de l’alchimie dont aucun homme sensé n'oserait s’occuper aujourd’hui. Personne ne nie, cependant, qu’il y eût, dans l’astrologie et l’alchimie, le germe des vérités d’où sont sorties les sciences actuelles. Malgré ses formules ridicules, l’alchimie a mis sur la voie des corps simples et de la loi des affinités; l’astrologie s’appuyait sur la position et le mouvement des astres qu’elle avait étudiés; mais dans l’ignorance des véritables lois qui régissent le mécanisme de l’univers, les astres étaient, pour le vulgaire, des êtres mystérieux auxquels la superstition prêtait une influence morale et un sens révélateur. Lorsque Galilée, Newton, Keppler eurent fait connaître ce^ lois, que le télescope eut déchiré le voile, et plongé dans les profondeurs de l’espace un regard, que certaines gens trouvèrent indiscret, les planètes nous’ apparurent comme de simples mondes semblables au nôtre, et tout l’échafaudage du merveilleux s’écroula.
11 en est de même du Spiritisme à l’égard de la magie et de la sorcellerie ; celles-ci s’appuyaient aussi sur la manifestation des Esprits, comme l’astrologie sur le mouvement des astres; mais dans l’ignorance des lois qui régissent’ le monde spirituel, elles mêlaient à ces rapports des pratiques et des croyances ridicules, dont le Spiritisme moderne, fruit de l’expérience et de l’observation, a fait justice. Assurément, la distance qui sépare le Spiritisme de la magie et de la sorcellerie, est plus grande'que celle qui existe entre l’astronomie et l’astrologie, la chimie et l’alchimie; vouloir les confondre, c’est prouver qu’on n’en sait pas le premier mot.
20. — Le seul fait de la possibilité de communiquer avec les êtres du monde spirituel a des conséquences