‹ La genèse de l'humanité parChapitre 30 sur 42 · N DISTIQUE BU POETE PABASOURAUA · texte numérisé non relu

N DISTIQUE BU POETE PABASOURAUA

Nous venons de le dire : pour les brahmes qui possèdent Thisloire de leur pays depuis les époques antédiluviennes jusqu'à nos jours, par une suite non interrompue de traditions, il n'y a pas d*Aryas^ il n'y a que des Indous, c'est-à-dire des peuples possédant une civilisation qui est née et s'est développée sur les bords du Gange et du Godavéry^ les deux fleuves sacrés de Tlndoustan.

La tradition aryanne sur les bords de TOxus est un nonsens au point de vue de l'histoire, de la géographie et de l'ethnographie.

Quant aux traditions touraniennes et sémitiques, elles ne sont que le produit du rayonnement de la tradition indoue.

Nous avons démontré que les plaines stériles de TAsie centrale n'ont jamais pu engendrer des civilisations durables, et que la foulé des peuplades, ayant des langues différentes, qui tour à tour y ont jeté un bien fugitif éclat n'ont pu venir que de rinde, qui, avec son énorme population parlant soixantequinze dialectes^ ses extraordinaires conceptions. religieuses et philosophiques, sa législation, ses castes, ses luttes des rois et des prêtres, ses révolutions serviles, ses ^migrations périodiques, est la seule contrée de l'antiquité qui, à Tégard des autres peuples de l'Orient, offre tous les caractères ethnographiques d'une incontestable maternité.

Nous avons vu la science officielle se noyant dans des classiGcatioDs imaginaires, inventant des peuples, imaginant des systèmes là où, selon nous, il n'y a que de l'histoire à apprendre, des faits à observer, des manuscrits indous à traduire. . •

Répétons jusqu'à satiété la parole du savant indianiste Halled :

a Peu de peuples ont des annales plus incontestables que celles des Indous. »

On ne conteste pas que ces peuples ne soient les plus anciens que notre globe ait supportés, dans la période géologique actuelle... Qu'attend-on pour porter la lumière dans ces immenses dépôts de manuscrits que récèlent toutes les vieilles pagodes de llndoustan ?

Voyez déjà les assyriologues I Avec quelques inscriptions découvertes dans les ruines de la Chaldéo-Babylonie, inscriptions qui, à chaque pas, dénotent des coutumes^ des usages encore vivants dans l'Inde actuelle, ils font rayonner la civilisation chaldéenne au sud jusqu'en Egypte, au nord jusque sur les côtes de la Finlande.

Il y a à peine deux siècles, c'était la Grèce qui avait civilisé le monde ancien. Puis est venu le tour de l'Egypte. Ou fouille maintenant l'Assyrie, et tout ce que Ton découvre porte Tempreinle magique de la vieille terre des brahmes. Est-ce que cette marche progressive, se dirigeant fatalement vers le grand foyer commun, ne prouve pas la vérité de cette opinion que nous soutenons :

Tous les peuples anciens descendent par voie d'émigration des plaines fertiles qui s'étendent de THimalaya au cap Comorin et de Tlndus au Gange.

Les différentes légendes indoues que nous allons étudier sur la création et le déluge, comparées aux traditions dites toura-

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nieûDes et sémitiques sur les mômes sujets, vont nous permet* tre de clore le débat par une série de preuves telles qu'aucun fait bistorique ne pourrait en offrir de flm concluantes. Le poste Parasourama a dit :

c Où vont ces nuages qui s'échappent de THymavat ^ ?

« Ils portent Teau des montagnes sacrées aux enfants de la terre du Lotos \ qui s'en sont allés par delà les déserts et les mers. »

i. Himalaya.

S. Liade. — Les ooynges iadooa foormUIent d'allaiioiif aux grandea émigrations do passé.

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