LA FLEUR DE LOT0S
UN TEXTE DE L'AGROUCHADA^PABIKCHÂZ.
VAgrouchada-Parikchai est un ouvrage de sciences occultes réservées aux initiés seuls, qui contient de nombreux commentaires de VAtharva-Véda.
On sait que la fleur de lotus, ou lis des élangs, est revêtue dans rinde d'un caractère sacré ; il n'y a pas un sacrifice dans les pagodes , pas une cérémonie particulière de naissance ou de mariage, où cette fleur ne joue un des principaux rôles.
Dans le langage pompeux du rite religieux, on la nomme :
La bien-aimée de Vichnou ,
La mère des dieux et des hommes,
La matrice du germe universel ,
La fleur de purification ,
La pensée de Swayambhouva.
Le texte suivant va nous donner l'explication de ce sym« bole:
ce Lorsque TÊ tre existant par lui-même, Timmortel Brahma Swayambhouva, laissa tomber, à l'expiration du pralaya , le germe de tout ce qui existe au sein des eaux, le premier être vivant, qui apparut sur la vaste plaine liquide^ fut la fleur de
311 La bEKëSti DÉ L'taUBlAl^lïÉ;
lotus, de son sein fécondé par la pensée éternelle naquirent tous les végétaux, et de ces végétaux tous les êtres animés, c'est pour cela que cette fleur divine a reçu le nom de mère des dieux et des hommes... »
L'ouvrage que nous citons, et que nous ne suivrons pas dans de plus amples dévëloppementâ, indique ensuite les nombreuses manières d'honorer la fleur aimée de Vichnou . Toutes les sculptures et peintures des pagodes nous montrent ce Dieu, emblème allégorique du germe universel, sorta:nt au milieu des eaux du sein d'une fleur de lotus.
Le lotus est donc l'emblème de la création naturelle produisant les plantes d'abord et ensuite les animaux, les uns procédant des autres.
On voit que le principe môme de là sélection naturelle date de loin.
LA LÉGENDE DE LA aEIiÈSÊ DANS L'INDE. jf4d