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CHAPITRE IX

u OKNisi scmmnQOK bis pdudits kt dis brahmis satarts.

En intercalant dans Manon, ponr les besoins de lenr domination, la Genèse sacerdotale, qui créait des classes différentes d'hommes d'après leur naissance, les Brahmes négligèrent de faire disparaître du vieux législateur ainsi que du Bagavatta et d'une foule d'autres ouvrages poétiques, philosi^hiques oa scientifiques une finile de textes qui démontrent surabondamment comment les anciens pundits de l'Inde poussèrent loin leurs études sur lliomme et la nature.

Ha grand nombre de ces textes oot dé|k âé dtés par nous dans nos diverses études, noosalloDS tesréoDir id pour ea composer ce que nous appdoDs k Geoèse s aerti l iqnB de rinde.

Ç «L Quand la durée du prahya-diao fin à son terme, le gneor existinl par hal-mème — Svajimbiniiv» — ei qui n'M pas à ta pofife èes sans eilBnes ce monte avec hs cinq éléBKDls, et las ptandteant de fédalle pks pur, ptM

t Gehtt que f^epril »el pem porcefVQàr» qin écfcanpe orgajM^desseaSv quàeet sans part» v&OfeSv éterad, rime

de tous les êtres, que nul ne peut comprendre^ déploya sa propre splendeur.

« Ayant résolu dans sa pensée de faire émaner de sa substance les diverses créatures, il produisit d'abord les eaux, dans lesquelles il déposa un germe.

« Ce germe devint un œuf brillant comme l'or, aussi éclatant que l'astre aux mille rayons, et dans lequel le germe universel naquit sous la forme de Brahmâ, le principe de tous les

êtres ^. 9

(Manou, liv. I".)

a Lorsque ce monde fut sorti de l'obscurité, les principes

élémentaires subtils produisirent la semence végétale qui anima

d'abocd les plantes ; des plantes, la vie passa dans des corps

fantastiques qui naquirent dans la boue des eaux; puis, par

une série de formes, et d'animaux différents, arriva jusqu'à

l'homme. »

(Bagavatta.)

« Il passera successivement par les végétaux, les vers, les insectes, les poissons, les serpents, les tortues, les bestiaux et les animaux sauvages, tel est le degré inférieur.

To c Telles ont été déclarées depuis Brahma jusqu'aux végétaux, les transmigrations qui ont lieu en ce monde. »

(Manou, liv. I et XII.)

i . Brahma avec un tréma sur la lettre finale est ici un nom neutre qui signifie le germe universel. Lorsque ce root est un des qualificatifs ou des noms du Dieu unique, il s'écrit simplement Brahma.

% Les végétaux révèlent upe multitude de formes à cause de leurs actions précédentes; ils sont entourés d'obscurité, mais ils sont doués d'une |mç intérieure et ressentent le plaisir et la peine. »

(MANO0, liv. V^.iHQ

« L'eau s*élève vers 1q $;oleU m vapears; du soleil elle

descend en pluie ; de la pluie naissent les végétaux ; de ces

végétaux les animaux. »

(Manou, liv. m.)

« Chaque être acquiert tes qualités d9 celui qui le précède, dé sorte que, plus un élément est éloigné dans la série* plus

il a de qualités. »

(Manou, liv. !•'.) ^ ^

Ces textes nous permettent de dire que Topinion scientifique de rinde anciennCi sur la création universelle, fut : que le principe matériel et le principe de vie se sont unis dans Teau sous l'influence de la, chaleur, et que Tétre animé a progressé par les seules forces de la nature en s'élevant graduellement d'un type inférieur à un type supérieur, depuis la monade première jusqu'à l'homme.

Certaines anthropologistes modernes^ disciples de Lamarck et de Darwin, en rééditant cette théorie, la donnent comme une nouveauté née du dernier état des sciences naturelles. Il y a vingt mille ans et plus peut-être que les pundits et les brahmes enseignent cette doctrine aux initiés dans ^intérieur des pagodes.

Les disciples de Kapila et de Vyasa vont plus loin même que Manou; ils ne voient dans Brahma que le nom du germe universel, nient l'existence d'une cause première, et prétendent que tout, dans la nature^ ne s'est développé que par des forces matérielles et fatales.

Écoutez cette parole par laquelle Vyasa termine son ouvrage sur le Maya — l'illusion de la vie.

« Toutes les croyances religieuses ne font qu'obscurcir l'intelligence de l'homme, en cherchant à la dégager de la matière, le culte des divinités, sous l'allégorie duquel on a caché le respect des lois naturelles, chasse la vérité au profit des superstitions les plus basses...*»

(Yf/asa-Maya

Ne dirait-on pas que cette phrase est écrite d'hier?

Telles furent les croyances scientifiques des initiés, croyances que les savants pundits de Tlnde actuelle ont encore développées.

Les superstitions religieuses du panthéon . brahmanique n'indiquent pas plus le niveau philosophique de l'Inde ancienne, que l'on ne pourrait juger de l'état actuel de la science en Europe par les rites vulgaires du christianisme.

Nous demandions un jour à un brahme de la pagode de Ghelambrum, qui appartenait à l'école sceptique naturaliste de Vyasa, s'il croyait à l'existence de Dieu?

Il nous répondit en souriant :

Aham-eva-param Brahma.

Je suis moi-même un Dieu.

Qu'entendez- vous par là ?

J'entends que chaque être sur la terre, si petit qu'il soit, est une portion immortelle de l'immortelle matière.

On pourra déchiffrer toutes les briques cuites que certains assyriologues appellent pompeusement les livres de la bibliothèque d'Assur-Bhani-Pal^ on ne trouvera rien dans le passé assyrien et chaldéo-babylonien qui se rapproche de ces conceptions élevées auxquelles les matérialistes modernes n'ont rien pu ajouter.

Scepticisme de Pyrrhon, naturalisme de Lucrèce, système de Darwin, tout se retrouve dans ces textes extraordinaires dont les auteurs se perdent dans la nuit du passé antébîstorique.

Et dire qu'il est encore des gens qui attribuent l'initiation de rinde à la poésie, à la philosophie, à la science, aux grossiers nomades des bords du Tigre et de TEuphrale, à cette foule de tribus diverses, possédant des langages différents dont parlent Bérose, Eschyle et Hérodote, à ces esclaves enûn échappés de l'Egypte, qui sont devenus les Hébreux I

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