LA GENÈSE D£ LA
de nos forces qui occupent la rive droite de rOurcq.
Nos alliés les Anglais poursuivent leur offensive dans la direction de la Marne.
Sur les plateaux au nord de Sézanne, nos troupes progressent, bien que péniblement,
A notre cetiire. — Violents combats, avec alternatives d'avances et de reculs partiels.
A noire droite (Région de Nancy et des Vosges)...
9 septembre, 15 heures.
A l'aile gauche. — Bien que les. Alk' mands aient renjorcé leurs troupes y la situation demeure satisfaisante. Vemiemi se réplie devant l'armée^at^laise.
Au centre. — Notre avance est iente, mais générale.
A l'aile droite (Régions de Nancy, des Vosges et d'Alsace)...
Pans 9 septembre, 23 heures.
A l'aile gauche. — Toutes les tentatives des Allemands pour rompre celles de nos troupes qui se trouvent sur la rive droite de rOurcq ont échoué.
L'armée anglaise a franchi la Marne.
Au centre et à l'aile droite. — Aucun changement notable.
10 septembre, 23 septembre,
A Paile gauche. — Les troupes anglo* françaises ont franchi la Marne entre la
Ferté-sous-Jouarre, Charly et Château- Thierry...
Entre Château-Thierry et Vitry-le-François, la garde prussienne a été rejetée au nord des marais de Saint-Gond. L'action continue avec [une grande violence dans la région comprise e?ître le camp de Mailly et Yitry-le-Francois .
Au centre et à l'aile droite. — Situation station?iaire sur tOrnain et en Argotine^ où les deux adversaires maintiennent leurs positions.
U septembre, 15 heurts.
... \Au cours de la nuit dernière , l'ennemi a rompu le combat sur le front compris entre les marais de Saint-Gond et la région de Sommesous pour se replier dans
la région immédiatement à l'ouest de Vitryle-François sur l'Ornain, entre l'Argonne et la Meuse, où opèrent les armées du Prince de Wurtemberg et du Kronprinz, le combat dure encore avec des alternatives d'avance et de recul, mais sans grand changement dafis la situation d'ensemble.
Ainsi, la première phase de la bataille de la Marne se dessine en faveur des armées alliées, puisqu'à l'aile droite la situation reste sans changement notable.
Dans les Vosges et devant Nancy,..
// septembre y 23 heures.
A Vaile gauche. ~ Notre succès s'accentue ; nos progrès ont continué au nord
de la Marne et dans les directions de Soissons et de Compiègne,..
Au centre^ l'ennemi a cédé sur tout le front entre Sézanne et Revi^ny. Dans lArgonne^ les Allemands n'ont pas encore reculé. . .
12 septemôre^ 15 heures»
A notre aile gauche. — Les Allemands ont commencé un mouvement de retraite général entre l'Oise et la Marne.
Hier, leur front était jalonné par Soissons, Braine, Fismes et la montagne de Reims...
Au centre et à notre aile droite. — J^es Allemands ont évacué Vitry-le-François où ils s'étaient fortifiés et le cours de la Saulx...
... Les forces allemandes occupant VAryowie ont commencé à céder ; elles battent en retraite vers le nord par la forêt de Belnoue (1).
12 septembre, 23 heures.
A notre aile gauche, — Le mouvement général de retraite des Allemands continue devant les troupes anglo-françaises, qui ont atteint le cours inférieur de TAisne.
Au ce?itre, — De même, au centre, les
(1) A proprement parler, la forêt de Belnone ne fait pas partie de l'Argonne.dont elle est séparée par la trouée de Triaucourt ; les communiqués des 13 et
14 septembre montrent que l'annonce de la retraite des troupes allemandes en Argonne le 12 septembre,
15 heures, était prématurée. La forêt de Belnoue est à pins de 10 kilomètres au sud de la lisière méridionale de l'Argonne.
armées allemandes poursuivent leur mouvement de retraite ; nous avons franchi la Marne entre Epernay et Vitry-le. François (1).
13 septemh'e^ 15 heures.
A notre aile gauche. — L'ennemi continue son mouvement de retraite ; il a évacué Amiens, se repliant vers l'est entre Soissons et Reims. Les Allemands se sont retirés au nord de la Vesle ; ils n'ont pas défendu la Marne au sud-est de Reims.
Au centre. — L'ennemi qui a perdu Revi-
gny et Brabant-le-Roi (2) tient encore dans le sud de VArgonne,
(1) Rien, au sujet de l'Argonne et de l'Ornain.
(2) Revigny (station de la ligne Paris-Nancy) et Brabant-le-Roi (2 kil. nord de Revigny) se trouvent
A \notre aile droite (région de Lorraine)...
Î4 septembre^ Î5 heures,
1" A notre aile gauche. — L'ennemi avait préparé au nord de l'Aisne, entre Gonnpiègne et Soissons, une ligne de défense qu'il a dû abandonner. Les détachements qu'il avait à Amiens se sont retirés sur Péronne et Saint-Quentin.
2" Au centre. — Les Allemands avaient également organisé, en arrière de Reims, une position défensive sur laquelle ils n'ont pu tenir.
à 10 kilomètres au sud de la forât de Belnoue, et à 20 au sud de l'Argonne. La perte de Revigny n'impliquerait en rien une retraite générale de Tarmée du Kronprinz.
3° Dans PArgotine. — Ils se sont repliés vers le Nord^ au-delà de la forêt de Belnoue et de Triaucourt (1).
4^* A Vaile droite (Nancy et Vosges)...
14 septembre^ 23 heures.
A notre aile gauche. — Nous avons partout rejoint les arrière-gardes allemandes ; l'ennemi semble faire tête sur le front jalonné par l'Aisne.
Au ce?ître. — L'ennemi semble également vouloir résister sur les hauteurs au nord-ouest et au nord de Reims. E?itre
rArgonne et la Meuse, il a continué à se replier.
(1) Se reporter au communiqué du 12 septembre, 15 heures.
A notre aile droite (Woëvre, Lorraine)...
Id septemdre, Î5 heures.
A notre aile gauche. — Dans Ja journée d'hier, les Allemands ont résisté.aii nord de l'Aisne sur une ligne jalonnée par la forêt de l'Aigle et Graonne.
Au centre, —r Leur ligne de résistance passait hier au nord de Reims et du camp de Châlons, pour atteindre Viennela-Ville^ au pied occidental de l'Argonne.
Les forces ennemies qui occupaient le sud de l'Argon ne ont accentué leur mouvement de retraite, en s'écoulanl entre Argonne et Meuse ; elles tenaient hier, en
fin de journée, le front Varennes-Gonsenvoye (1).
On remarquera que, dans les communiqués, le terme « aile droite » désigne tantôt la 3« année (région de Verdun), tantôt nos armées de Lorraine et d'Alsace.
(1) Pour se mettre à l'alignement, et éviter le débordement de leur droite.