‹ La genèse de la Bataille de la MarneChapitre 4 sur 30 · LÀ AENÈSË DE LA · texte numérisé non relu

LÀ AENÈSË DE LA

plique que cette limite devra être fortement atteinte, le moment où les armées seront dans la situation suivante :

Un corps de cavalerie, de nouvelle formation, en arrière de la Seine ; ' *

5e armée, en arrière de la Seine, au sud de Nogent-sur-Seine ;

4e armée (détachement Foch), en arrière de /'Aw6e, au sud d'Arcis-sur-Aube;

4e armée, en arrière de l'Ornain, à l'est de Vitry ;

3e armée, au nord de Bar-le-Duc.

La 3« armée serait à ce moment renforcée par les divisions de réserve qui abandonneront les Hauts-de-Meuse (1) pour participer au mouvement ofïensif.

(1) C'est ainsi que paraît une première fois l'idée de l'abandon des Hauts-de-Meuse ; elle devait être reprise à la fin de septembre par le grand quartier-général qui ne laissa sur ces importantes positions que des forces insuffisantes, pour transporter le reste par voie ferrée sur Sainte -Menehould. Accourant aussitôt eu forces congidérables, les Allemands s'empa-

Si les circonstances le permettent, des fractions des 1^° et 2e années seraient appelées en temps voulu pour participer à l'olTensive; en-

rèrent sans difficulté des Ilauts-de-Meuse et de Saint- Mihiel ; suivis d'équipages de siège, ils bombardèrent les forts de Troyon, des Paroches et du camp des Romains ; ce dernier tomba entre leurs mains, et une tête de pont fut organisée par eux en avant de Saint-Milxiel. Le grand quartier-général fit rebrousser cbemin aux troupes qu'il avait retirées, et, pour reprendre le terrain perdu, on entreprit une série d'opérations meurtrières qui n'aboutirent à aucun résultat. La voie ferrée Verdun — Saint-Mihiel — - Lérouville était perdue pour nous ; dès lors, le ravitaillement de Verdun devint précaire, comme on ne s'en aperçut que trop lors de l'attaque allemande de février 191G, la ligne Gbàlons — Sainte-Menehould — Verdun étant bombardée à Aubréville, et celle de Verdun à Bar-le-Duc, par Souilly, étant à voie étroite et unique. On avait négligé de faire une dérivation à Aubréville, et de transformer la ligne de Verdun — Bar-le-Duc en ligne à voie normale. Pourtant c'eût été là un travail autrement profitable que la réfection du viaduc de Dannemarie, en Alsace, à 8 kilomètre»

fin, lés troupes mobiles du camp retranché de Paris pourraient également prendre pari à l'ac-

tion générale.

Page 1