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La Dynamique des phénomènes de la vie

2. Mémoire sur les attractions et oscillations des animaux, p. 58.. Bohn a passé par des périodes de scepticisme et d'ardente admiration vis-à-vis de Lœb; ces phrases sont en effet sorties de sa plume à des époques différentes : « Je dénonce l'erreur de Lœb » et : « Je ne puis résister à la tentation d'écrire, à côté du. nom de Galilée, celui du biologiste Jacques Lœb. »

OPPOSITION A I,.V NOTIO\ 1) INSTIJVCT

nerveux » ; que : »< Dans le tropisme, la force du milieu extérieur n'agit pas par un mécanisme quelcoïKjue » et qu'elle u ne l'ail, en somme, que diriger ra(:livilé de l'animai... » Il ne s'agirait plus, dans ce dernier cas, que d'un déclanchement de l'énergie somatique, c'està-dire d'un mouvement réflexe... Mais ce sont là de vains eflorts pour faire face à des ci-itiqucs successives ; ils n'aboutissent qu'à des contradictions inextricables. Si les tropismes existaient, on ne pourrait les conce^ voir en tant que réaction distincte des réflexes que comme des elîets directs des agents extérieurs ; telle est bien, du reste, la théorie de Lœb.

Et c'est avec une véritable stupeur que tout naturaliste sans idée préconçue lira l'exposé d'une pareilledoctrine. On est tenté de demander de quels animaux Lœb et Bohn entendent parler et si les faits qu'ils invoquent se passent sur Mars ou Vénus... et quand on constate qu'il s'agit non seulement de protozoaires, de vers, d'arthropodes, etc., mais bien aussi de vertébrés, on se sent transporté dans un domaine extrascientifique.

Nous savons que des commentateurs de Lœb ont nié avec ardeur que ce savant eût étendu la notion' de tropisme aux animaux supérieurs; mais il faut citer le maître lui-même. N'a-t-il pas écrit : « Les réactions géotropiques des yeux ne sont pas particulières aux vertébrés inférieurs; elles se retrouvent également chez les oiseaux et les mammifères 2. »

Ses disciples ont été, pour la plupart, plus prudents en évitant de se prononcer sur cette généralisation. A vrai dire, on ne sait où s'arrête, d'après eux, le domaine des tropismes. Il en résulte une grande imprécision dans les idées de l'Ecole.

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