‹ La genèse des instinctsChapitre 32 sur 67 · D'" Sollier, Énergie et Pensée · texte numérisé non relu

D'" Sollier, Énergie et Pensée

conclusion : « Il m'apparaît de plus en plus qu'il n'y a aucune idée sous l'hypothèse de la conscience épiphénomène, qui n'est qu'une phrase vide, un subterfuge se résumant en réalité à ceci : nous pouvons expliquer la conscience très aisément en admettant tout simplement qu'elle n'a pas besoin d'être expliquée du tout. »

Dans le système du parallélisme, les processus psychiques humains sont supposés accompagner les phénomènes physiologiques, mais les partisans de ce système se refusent à admettre que, quand on passe aux animaux, ces derniers phénomènes puissent jamais servir à démontrer l'existence de phénomènes psychiques également concomitants. Le savant ne pourrait donc étudier que les seuls phénomènes physiologiques chez les bêtes.

C'est là une règle infiniment plus draconienne que ne l'a avoué Claparède dans une brochure qui eut beaucoup d'influence sur les biologistes français : Les animaux sont-ils conscients? En effet, le parallélisme ne nous livrant, en ce qui concerne les animaux, que le domaine « physiologique », le projet d'y faire tenir, selon l'expression de H. Piéron, l'étude de ce qu'implique (( la définition tout objective de l'intelligence » i est une illusion; car, physiologiquement, on ne peut établir entre les différents actes des animaux que des distinctions quantitatives relatives aux tensions musculaires et aux manifestations de l'énergie nerveuse; et ces distinctions n'ont aucun sens au point de vue de l'intelligence. Ce n'est donc pas seulement la conscience (au sens classique) que le parallélisme nous défend d'étudier chez les bêtes ; c'est aussi VintelligencCj considérée objectivement, puisqu'elle ne peut être notée en termes physiologiques. Pour obéir à cette règle, on ne pourrait s'occuper que des réactions

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