‹ La genèse des instinctsChapitre 50 sur 67 · ScHLEiGHER frères · texte numérisé non relu

ScHLEiGHER frères

Mais la conscience ainsi abolie, n'est-elle pas capable de se réveiller quand cela devient nécessaire pour la sauvegarde de l'animal, dans le cas où, par exemple, en agissant mécaniquement, il risquerait de se blesser à cause de la présence d'an objet extérieur? C'est ce que nous avons observé de la façon la plus certaine chez un merveilleux petit chien. Paddy, terrier irlandais, que nous avons eu pour compagnon pendant près de quinze ans. Dressé à certains exercices par persuasion, il les exécutait aveuglément. Ainsi, ayant l'habitude de faire un saut au-dessus d'une barrière à un certain point de la piste, il finit par exécuter ce saut au même point de la piste, sans qu'il y eût aucune barrière à franchir. C'était l'automatisme absolu ; mais si l'on plaçait sa barrière de façon qu'en la franchissant il risquât de se heurter à un appareil quelconque, il refusait le saut ; l'instinct de conservation était, ici, assez puissant pour réveiller la conscience.

Page 1