‹ La Géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de RhodesChapitre 10 sur 222 · I D OT · texte numérisé non relu

I D OT

la mer Ionienne au sud de l’Acarnanie et que le scoliaste prend à tort pour un affluent de l’Istros. Homère le connaissait déjà. La mention de Dodone avec ses chênes prophétiques est un lieu commun : la ville, située au sudouest du lac de Janina actuel, était célèbre par un temple et un oracle de Zeus souvent cités et déjà connus d'Homère et d'Hésiode?.

Un grand nombre de détails se rapportent à la Thessalie, patrie de plusieurs Argonautes. « C’est une terre entourée de montagnes élevées, tout à fait riche en brebis et en pâturages », dit Jason à Médée?. Cetre description, dans l’ensemble, convient à la région la plus fertile de la Grèce. Dans un passage auquel le poète à probablement songé, Hérodote affirme déjà que « de toutes parts, elle est enclose de très hautes montagnes‘ ». Apollonios appelle ce pays Haimonie et ses habitants Haimoniens, d'Haimon, fils de Pélasgos ou d’Arès et père de Thessalos. Ce sont des noms anciens d’après Strabon : Pindare citait déjà le peuple des Haimones, mais le terme d'Haimonie ne se trouve pas, à notre connaissance, avant Callimaqueÿ.

Pour donner à son œuvre une couleur antique, le poète emploie souvent le mot Pélasges. Suivant l’usage homérique, il appelle ainsi les habitants de la Thessalie et nomme leur pays terre des Pélasgesf; une seule fois il qualifie de Pélasges un autre peuple, les Macriées, dont il n’indique pas clairement la résidence’.

Au nord-ouest de la Thessalie se trouve Tricca,aujourd’hui Trikala, patrie de trois compagnons d'Héraclès qui rejoi-

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