SSD PONT-EUXIN : L'ASSYRIE
qui s’est trompé, car Apollonios nomme le fleuve après le cap, l’Aigialos et Sinope.
A l’est du Halys se trouve l’Iris, déjà cité par Xénophon et Callimaque, sur lequel le poète nous donne ces renseignements : « Après ce fleuve (le Halys), son voisin l’Iris, moins important, roule vers la mer en blancs tourbillonst ».
Il est en effet relativement peu éloigné du Halys si on considère l’ensemble de son cours; d’après Arrien, Walther évalue à 580 stades l’intervalle qui les sépare?. Il est moins important que le Halys non seulement par sa longueur, mais par sa largeur. Xénophon évalue la largeur du premier à deux stades, soit 12 plèthres, et celle du second à deux plèthres seulement, confirmant ainsi le renseignement d’Apollonios. L’Iris est le moderne Kasalmak, appelé dans son cours inférieur Yeshil-Irmak ou Nekil-Irmak, fleuve vert, comme l’avait déjà vu Tournefort, qui le décrit ainsi :
« Le vent du Nord nous fit relâcher, malgré nous, à l’embouchure du Casalmac, au Port que les anciens ont nommé Ancon. Le Casalmac qui est la plus grande rivière de toute cette côte, a été connu autrefois sous le nom d’{ris.4»
Il se jette dans le Pont par plusieurs embouchures dont trois sont navigables d’après Vital Cuinet5. Th. Reinach le compare au Halys comme Xénophon et Apollonios :
« L’[ris est la rivière pontique par excellence, l'artère maîtresse de la contrée. Sœur cadette du Halys, elle copie en raccourci les sinuosités de son cours, recueille le tortueux Scylax et l’abondant Lycos, puis perce la chaîne côtière par d’âpres défilés et se termine par un delta travailleur qui s’avance de siècle en siècle, à la rencontre de celui du Halysf. »
À propos de ses « blancs tourbillons », Hamilton, qui à visité ses rives, signale une erreur de notre poète. Le fleuve
. 11, 367 sq.; cf. 963. XÉN., An. V, 6,9; VI, ?, 1; CALL., frg. 324 Schn. WALTHER, 0p. cit., p. 66 sq., d’après ARRIEN, Pér. P. E., 22.