ss
4. HécaT., frg. 203 Jac.; Hpr., 1, 28; Escn., Prom., 714 sq.; Sept., 727; Hor., 1, 28; V, 49; Sopx., Trach., 1260; Eur., Alc., 980; XÉN., An., V, 5, 1; Ps.-ArIsTT., Mir. ausc., 26 et 48.
5. Hom., 12., 11, 857; SrrAB., 470, 50; TH. REINACH, 0p. cit., 231 n. 3; rs ad Scyl. 88; T, W, ALLEN, The Homeric Catalogue of Ships, Fe 470, 30.
< At d’après ET. DE Byz., v. Xæ\Oaiot; XÉN., An., IV, 4, 18, etc.
9. HÉGAT. et EPHoros dans ET. DE Byz.; SKYLAX, 88; XÉN., An., V3 40 01e
PONT-EUXIN : DE THÉMISKYRA A L'ÎLE ARÉTIAS 175
C’est dans les montagnes de Paryadrès que l’on trouvait dès l’antiquité du cuivre, de l’argent et surtout du fer. Apollonios nous décrit les Chalybes se livrant à leurs pénibles travaux au milieu « d’une fumée noire et épaisse! ». Un voyageur moderne, Hamilton, vit leurs descendants aux mêmes lieux, occupés au même labeur. Th. Reinach, d’après lui, décrit ainsi le pays et ses habitants :
€ Il n’y a pas là de mines proprement dites, mais dans plusieurs endroits le minerai, assez pauvre d’ailleurs, affleure en grosses pépites jaunâtres à la surface de la roche calcaire. Le paysan le recueille et le soumet pendant vingt-quatre heures à l’action du feu : il est à la fois mineur, charbonnier et forgeron°. »
A. l’est du pays des Chalybes, les Argonautes doublent « le cap Génétaios® ». Selon le scoliaste, ce cap serait ainsi nommé d’après le fleuve Génès et on y trouverait un temple de Zeus Xéniost. Ce fleuve Génès ou Génétès est cité par Sophocle, Skylax, Strabon et l’auteur du périple anonyme’. D’après Mueller, le cap est le moderne Vona-Bouroun, Dans la même région, un peu plus à l’ouest, se trouvait un cap de Jason (Iasonion) cité par Xénophon et Strabon et appelé aujourd’hui encore J'asun : le poète n’en parle pas.
Ce pays est habité par les Tibarènes «riches en troupeaux?», qui observent la coutume appelée aujourd’hui couvade à la naissance d’un enfant, le père s’alite et se fait soigner comme une accouchée. Les Tibarènes, Tabali ou Tubal dans la Bible, sont les restes d’une grande nation qui s’éten-
Tu. REINACH, 0p. cil., 231; cf. HAMILTON, Researches, 1, 274, s8. HIIS78, 21009:
mScol. 11,278.
SoPx. dans Er. pe Bvz., v. l'evgtns; SKkyL., 88; SrraB., 469, 53; ANON., Pér., P. E., 32.
6. XEN., An., VI, 2, 1; Srrag., 469, 53; Cuiner, La Turquie d'Asie, I, 80.
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dait autrefois du Pont-Euxin à la Cilicie. L’épithète « riches en troupeaux » est pleinement justifiée, comme le fait remarquer Th. Reinach :
« L'élève du bétail paraît avoir été alors, comme de tous temps, l’occupation nationale par excellence. Déjà Apollonius de Rhodes avait vanté les troupeaux de moutons des Tibarènes, et à l’époque perse les deux Cappadoces payaient au grand Roi un tribut annuel de 1.500 chevaux, 2.000 mulets et 50.000 moutons!. »
Le même historien confirme les renseignements du poète sur les mœurs des Tibarènes :
« C'était une race de pasteurs, restée dans l’enfance. D’après les auteurs du 1v® siècle, les seuls qui aient parlé d’eux avec détails, ils étaient justes, hospitaliers; leur vie s’écoulait dans les jeux et dans les rires. On rencontre chez eux la pratique de la couvade, commune à plusieurs peuples primitifs : l’homme s’alite quand la femme vient d’accoucher. C’est l’indice ou du moins ie vestige d’un état social où les unions ont si peu de fixité qu'une déclaration publique du père est nécessaire dans tous les cas, pour légitimer le nouveau-né*. »
D’après le scoliaste, la pratique de la couvade était signalée chez eux par Nymphodoros, que le poète à peutêtre imité’. Les Tibarènes étaient mentionnés, avant Apollonios, par Hécatée et par de nombreux historiensi.
À l’est de leur pays, le poète cite le Mont Sacré (‘Iodv 890 )5 sur lequel le scoliaste donne quelques précisions : il était cité par Ctésias et, dans son Périple du Pont, Agathon (ou Andron d’après Mueller) le plaçait à 100 stades de Trapézonte. Ce chiffre est confirmé par les auteurs de périples : Arrien place la montagne à 155 stades à l’ouest de cette
l'AOp; ici, 227.
2 OpD: cit. 1290: