‹ La Géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de RhodesChapitre 133 sur 222 · Manuel, trad. fr., p · texte numérisé non relu

Manuel, trad. fr., p

2HOpPHCI:- 221880 ; 3. Hippocr., Aer., 15, éd. Littré 11, p. 61, cité par DoTrTiN, Les an-

ciens peuples de l’Europe, p. 31, n. 5. 4 4. E. RecLus, Nouvelle Géographie Universelle, VI, 184.

rend en char. Sur la rive gauche, l’auteur place un lieu couvert d'herbes appelé « couche du bélier! », les fondements d’un autel de Zeus protecteur de fugitifs, enfin une plaine et un bois consacrés à Arès. On ne voit pas toujours à quels auteurs le poète a emprunté ces détails, le scoliaste étant fort sobre de renseignements.

Apollonios appelle la ville des Colques Aiïa et la distingue de la ville de Circé qu’il nomme Aiaié, comme Homère. Mais le second mot n’est qu’une épithète tirée du premier : en effet, l'expression Aïaié (habitante d’Aia) désigne tour à tour Médée et Circé dans les Argonautiques, ou bien elle est presque toujours accompagnée d’un substantif?. En outre Médée et Circé sont fille et sœur d’Aiïétès, l’éponyme d’Aia : il est donc probable qu’à l’origine Aia était leur commune demeure. De bonne heure on a commencé à distinguer deux Aia, l’une en Colchide, l’autre en Occident; c’est pourquoi Hérodote emploie toujours l’expression : (l’Aïa de Colchide® ».

Le poète applique au roi de Colchide, à son pays et à sa ville l’épithète de Kytaien‘. L'origine de ce mot est assez obscure : d’après le scoliasteÿ, il existait une ville appelée Kytaia en Colchide et une autre en Scythie, sur la côte européenne du Pont-Euxjn; la dernière est souvent citée par les géographesf, tandis que l’autre leur est inconnue et n’est guère citée que chez Callimaque, Lycophron et dans les Argonautiques Orphiques imitées d’Apollonios’. C’est donc probablement une tradition récente, chère aux Alexan-

Page 1