II, 399, 403, 1094, 1267; III, 228; IV
ns SKYLAX, 68; ANON., Pér. P. E., 50;PLINE, H. N., IV, 86; ProL.,
7. CaLL., frg. 1136 Schn. et 4 Pf.; LycoPpxr., 1312; Argon. Orph., 821, 906, 1006; Er. DE Byz., v. Kata.
drins, qui place en Colchide une ville de Kyta ou Kytaia, par analogie avec celle de Scythie, que Skylax place à l’entrée du marais Méotide. Elle est appelée Koutatision par les Byzantins! et aujourd’hui Koutaïs. Apollonios ne semble pas la distinguer d’Aia, alors qu’elle doit se trouver en amont de cette ville.
Dans un passage mythologique, le poète parle d’Aia Titanienne?.Le sens de cette épithète n’est pas clair : d’après le scoliaste, elle est tirée du fleuve Titanos, cité par EÆEratosthène et qui fit donner à la région le nom de Titanis. Mais comme ce fleuve n’est pas cité ailleurs, Mooney, suivi par Platt, y voit plutôt une allusion à la généalogie d’Aïétès, fils d'Hélios et par conséquent petit-fils du Titan Hypérion®. L'interprétation de Mooney semble confirmée par les deux autres passages où la même épithète est employée par Apollonios pour qualifier la racine d’une plante née du sang de Prométhée, fils du Titan Japet, et la déesse Séléné, fille du Titan Hypérion.
Peut-on localiser cette ville d’Aia ? Suivant Forbiger « on n’en trouve aucune trace à l’époque historique et elle n’a probablement jamais existé en réalité, car le voyage des Argonautes n’a sûrement pas été poussé si loin vers l'Est, mais il à été seulement dirigé vers la Chersonèse Taurique ». Le dernier argument n’a aucune valeur : depuis les origines de la littérature grecque, le pays d’Aiétès et de la toison d’or est situé aux extrémités orientales du monde et Eumélos l’identifiait déjà avec la Colchide, comme on le fera presque toujours plus tard. La précision des renseignements donnés par le poète sur Aia et ses environs prouve qu’à tort ou à raison il ne la regarde pas comme une ville mythique. Strabon affirme d’ailleurs que les Colques montraient
. Procop., B. G., IV, 13, 14.
IV, 131 et scol.
Mooney, n. IV, 131; A. PLATT, CI. Qu. 1916, p. 83. . III, 865; IV, 54.
. Handbuch, II, 439, n. 8.
encore de son temps les ruines d’Aia près du Phasis, à trente stades de la mer!.
La plaine de Circé, d’après le scoliaste, était citée par Timée, qui est peut-être la source du poète; après Apollonios, quelques géographes la mentionnent encore’. Le temple d’Hécate ne se retrouve pas ailleurs et les scolies n’en disent rien; le poète peut avoir inventé ce détail et fait de Médée une prêtresse d'Hécate, parce que cette dernière est déesse de la magie.
Sur la rive gauche du Phasis, le poète place la « couche du bélier », où se reposa l’animal qui portait Phrixos et l’autel où le fils d’Athamas immola à Zeus protecteur des fugitifs le bélier à toison d’or : les scolies ne disent rien à ce sujet et il est probable que le poète a emprunté ces détails à quelque histoire locale peu connue. La plaine et le bois sacré d’Arès, selon les scolies, sont cités par de nombreux auteurs’, mais Phérécyde seul est nommé‘. C’est dans la plaine d’Arès que Jason combat les taureaux à pieds d’airain, laboure un champ de quatre arpents, sème les dents du dragon, arrache du sol « une pierre arrondie, disque terrible d’Arès » et triomphe des guerriers qui sortent de terre. Sur l’emplacement de la toison, Apollonios avait à choisir entre plusieurs traditions : d’après la plus ancienne, représentée par les Chants de Naupacte, la toison n’était pas gardée par un dragon, mais se trouvait dans une chambre du palais d’Aiétès où Médée la dérobaÿ. Plus tard, cette légende est modifiée par l'intervention du dragon. Hérodoros d’'Héracléef raconte que Jason tue le monstre et apporte la toison au roi de Colchide; celui-ci invite les Argonautes à un banquet, après lequel Médée s'enfuit avec
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