‹ La Géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de RhodesChapitre 15 sur 222 · IL, II, 494, etc.; A. RK., II · texte numérisé non relu

IL, II, 494, etc.; A. RK., II

Les Aones étant cités parmi les plus anciens habitants du pays, les poètes alexandrins ont recherché, par souci d’archaïsme, les mots Aonie et Aonien!. Les Hyantes sont les habitants primitifs de la Béotie chassés par les Cadméens? : le terme Hyantien est donc une épithète rare et savante pour Béotien. L’expression Cadméens remonte à Homère’. Dans une digression mythologique, Apollonios parle de Fhébé Ogygienne et d’une source d’Arès gardée par le dragon que tua Cadmos. Il rappelle aussi la construction des murs de Thèbes par Amphion et Zéthosi. L’épithète d'Ogygienne est un emprunt aux tragiquess. La source d’Arès, voisine de la porte Ogygienne, coulait au sud-ouest de la Cadmée; plus connue sous le nom de Dirké, elle est appelée aujourd'hui Paraportif.

Dans un autre passage mythologique, l’auteur nomme parmi les lieux consacrés au culte de Poseidon « le bois sacré de l’Hyantienne Onchestos’ ». Cette ville, citée dans le catalogue de l’Iliade et célèbre par son sanctuaire de Poseidon Hippios, se trouvait au sud du lac Copaïs, à 15 stades à l’ouest du Mont Phikion$.

C’est en Béotie que le poète place la ville fameuse d’Orchoménos « voisine des Cadméens », la patrie d'Athamas et de Phrixos, fondée par le Thessalien Minyas venu d'Iolcos®. Le poète l’appelle soit Orchoménos, soit « la ville d’Orchoménos, fils de Minyas'®. Homère citait déjà « Or-

L'AATNRE, LIL 1178 1186; CALL HAIV 70 LE VCOPRER 020 Moscx., IV, 37. Cf. STRAB., 344, 40.

2. À. RH., III, 1242; STRAB., 345, 5; 363, 38. Cf. BURSIAN, op. cil.,

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