‹ La Géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de RhodesChapitre 18 sur 222 · CAFE, AVR 09 AC ADEME SL AE · texte numérisé non relu

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7, IT, 521 sq.

s'étend au sud-ouest de l’Arcadie, aux confins de la Messénie; un passage du catalogue homérique y fait allusion!. Les Argonautes retrouveront sur la côte de Bithynie les oiseaux du lac Stymphalide mis en fuite par Héraclès. Le catalogue de l’Jliade citait déjà la ville de ce nom?, située près du lac appelé aujourd’hui Zaraka, au nord-est de l’Arcadie et au pied du Mont Cyllène.

Dans un passage relatif à Héraclès, sont cités le Mont Lampéia et le marais d’Erymanthos. Le premier, simple contrefort de l’Erymanthos, n’est pas mentionné avant Apollonios®. Ce dernier mot désigne un massif élevé aux confins de l’Arcadie, de l’Achaïe et de l’Elide (aujourd’hui Olenos) et aussi un fleuve (aujourd’hui Doana) qui descend de la montagne pour se jeter dans l’Alphée. Le « vaste marais » cité par le poète doit être formé par ce cours d’eau. Homère connaît la montagne, Callimaque le fleuves.

59 Les Iles

Parmi les sanctuaires de Poseidon, le poète nomme celui de Géraistos, déjà connu d’Homère : la ville et le cap de Géraistos se trouvent à l'extrémité sud-est de l’Eubée (aujourd’hui cap Mandilof). Quelques îles de la mer Egée Ténos, Kéos, Délos, Oinoié et Cythère, sont citées à propos de légendes qui s’y rattachent.

A Ténos sont ensevelis les Boréades Zétès et Calaïs, tués par Héraciès après les funérailles de Pélias. Cette île, située au nord de Délos, n’est pas mentionnée avant le ve siècles. A l’est du cap Sounion $e trouve

. I., 11, 608; Tauc., V, 33; PAUS., VITE 7 2 MITA GOS FA NRE: LT, 1052, 8. cf. FRAZER, Pausanias, IV, 268 ss.

À. RH., LE STRAE., 295, 12; Paus., VIII, 24, 4; Er. SEBYz

AO VI, 103: CALL., H. 1, 18; A. Ru, L, 127. | A. Ru, III, 1244; Hom., Od., III, 177 sq.; STRAB., 383, 34; cf:

BESNIER Lexi ue; BURSIAN, op. cit, [, 7434.

GA An, L 1305 s8.; Eccr, Pers., 855; Hor., IV, 33 otc.; SkvL.

58; Tauc., VII, 07.

Kéos, aujourd'hui Zéa, avec un sanctuaire de Zeus Iemaios dont la fondation remonterait à Aristée'. Le culte de Zeus Aristaios ou Iemaios est en effet bien connu à Kéos, et Callimaque y faisait allusion’. Délos est citée à cause de son fameux sanctuaire d’Apollon; le poète l’appelle plus souvent Ortygie, l’île aux cailles. Les deux noms se trouvaient déjà chez Homèref. Oinoié, d’après le poète, fut plus tard appelée Sikinos, du nom d’un fils de Thoas, roi de Lemnos, et de la nymphe Oinoié. C’est là que vint aborder Thoas exposé dans un coffre sur la mer par sa fille Hypsipylé‘. Le premier nom est cité surtout dans des chroniques locales d’après le scoliaste d’Apollonios; le second est inconnu d’'Homèref. L’épithète d’Aphrodite Cythéréia, déesse de Cythère, est devenue banale depuis Homère‘. Le poète raconte incidemment la légende d'Ariane, fille de Minos, qui suivit Thésée depuis Cnossos et fut abandonnée dans l'île de Dia. Suivant l'exemple d'Homère, il cite Cnossos comme capitale de la Crète et résidence de Minos’. Dia doit être un îlot situé au nord de Cnossos (aujourd’hui Standia) et connu d'Homère; suivant Callimaque, c’est l’île nommée auparavant Naxos, une des Cyclades®. La Ürète est désignée une fois par la périphrase « terre Oiaxienne », d'Oiaxos ou Axos, ville et cours d’eau au nord du Mont Ida (aujourd’hui Axos ou Myropotamos). La ville était déjà citée par Hérodote et Skylax°. En Crète se trouve également l’Amnisos, où se baigne Artémis : c’est le fleuve

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2. CALL., Aülia, frg. I Cahen, v. 33 sq.; cf. PRELLER-ROBERT, Griech. Mythologie, 1, 457.

3. Délos : Hom., Od., VI, 162; A. Ru., I, 308. Ortygie : Hom., Od V, 123; XV, 404; À. Ru. I, 419, 537; IV, 1705.

4. À. Ru., I, 623 et scol. (THéoLyros, XÉNAGORAS, CLÉON DE Cou- RION); Cf. STRAB., 416, 15.

D'ASOLON ire 218 ADD AIT MG NMSERYE 40;

GA Il, VIII, 288104. XVIII 92 etc A MRH 1749 tete.

7, XVIII, 59118q#% Od; "XI, 32148. etc A RH. IV, 1434 C1 WALTHER, Op. ci, 21 sq.

SOL, XI, 325; "CAUL., fre. 103.

DMELDT UV UD L AS EST AL PA MARRANT ATINLS Le

actuel de Cartero, déjà connu d’'Homère et de Callimaquet.

Dans une île de la mer Ionienne, Taphos, en face de VAcarnanie, habitaient les fameux pirates Taphiens ou Téléboens qui, d’après Apollonios, combattirent les fils d'Electryon. Besnier identifie cette île avec Meganisi, V. Bérard avec Dragonara?. Homère citait déjà les Taphiens comme de redoutables pirates, mais ne connaissait pas le nom de Téléboens, qui apparaît pour la première fois dans le Bouclier hésiodique. Euripide fait allusion aux combats des Taphiens contre les fils d’'Electryon’. Au sud de Zakynthos se trouvent les plus méridionales des îles Toniennes, les Plotai, appelées Strophades depuis que les Boréades y atteignirent les Harpyes après une longue poursuite et s’en retournèrent (ÿréotpspov) pour rejoindre les autres Argonautest. Le poète doit cette étymologie à Antimaque d’après le scoliaste. Les îles se nomment aujourd’hui Strivali.

69 L’Asie

L’allusion aux cygnes du PactoleS est un lieu commun. Homère citait ceux du Caystros', en Lydie également; le Pactole n’est pas mentionné avant Hérodote’.

Le sanctuaire d’Apollon à Claros, en Ionie, près de Colophon, est aussi très connu et souvent cité®.

Rappelant les amours d'Endymion et de Séléné, le poète

1. Hom., Od., XIX, 188; CALL, H. III, 15; À. Rx., III, 877, 882. Cf. BursiAN, op. cit, Il, 559; ForBiGer, Handbuch, III, 710, n. 5.

2. À. Ru., I, 747 ss.; Besnier, Lexique; V. BÉRARD, Les Phéniciens el l'Odyssée, 1r° éd., II, 442.

3. Hom., Od., 1, 181; XV, 427; XVI, 426; Hés., Scut., 19; Eur., Hér. f., 60, 1080.

4, II, 285 ss. et scol. II, 296.

6, Il, II, 459,

7. V, 101; cf, Sopm., Phil, 394; XÉN., Cyr., VI, ?, 11, etc.; CALL,., H, IV, 257.

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