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Apollonios 16
les Planctes, dit-il, lançaient des flammes par leurs cimes avant qu'Héphaistos eût arrêté ses travaux et l’air était encore obscurei par la fumée durant le passage des héros. Tandis que les Néréides conduisent Argo au milieu de ces Planctes, Héphaistos contemple la scène du haut d’un rocher. Ailleurs Apollonios dit qu'Héphaistos va travailler « dans les vastes profondeurs d’une île errante », vooto mhayarhc edpbv uuyôvi, En outre les îles d’Aiolos et d’Héphaistos semblent voisines puisqu'Iris se rend de l’une à l’autre. Il est donc visible que les îles volcaniques d’Aiolos ou Lipares, aujourd’hui Lipari, sont assimilées aux Planctes et qu'Héphaistos habite l’une d’elles. Sur le séjour de ce dieu, Apollonios s’écarte de la tradition homérique : l’Iliade place les forges d'Héphaistos dans l’Olympe et l'Odyssée dans l’île de Lemnos?, dont le volcan s’éteignit au Ive siècle avant J.-C. La tradition suivie par Apollonios est sans doute postérieure à l’établissement des Grecs en Sicile. Elle est probablement empruntée à Timée, qui avait décrit le passage des Argonautes dans cette région’, mais on la trouve ailleurs : Thucydide plaçait la demeure d’Héphaistos à Hiéra, Théocrite et Callimaque à Lipara, d’autres à Strongylé’. Il y avait en effet un volcan dans l’île appelée ‘Iepà ‘Hoaiorov, « l’île sacrée d'Héphaistos », ou Thermessa à cause de ses sources chaudes sulfureuses les Latins l’appelaient l’île de Vulcain, Vulcani Insula, et elle à gardé aujourd’hui le nom de Volcano ou Vulcanelloÿ. Le poète la décrit comme un « rocher uni ».
Quant à l’île d’Aiolos, déjà citée par Homère, les anciens s’accordaient à la retrouver dans « la plus orientale des Lipari, dans l’île Ronde que les Grecs nommèrent