Indica, 5: ct. Diop, Al, 38 PROP
70 La Libye
Outre les régions visitées par les Argonautes, Apollonios fait allusion à Cyrène et à l'Egypte. Il raconte que la nymphe Kyréné fut enlevée par Apollon sur les rives du Pénée et transportée en Libye, près de la colline Myrtosienne ou des myrtes, que Callimaque appelle Myrtoussa!.
Cette hauteur est célèbre dans la légende et l’histoire de Cyrène : la nymphe y combattit un lion et s’y unit à Apollon; les colons doriens, venus de Théra sous la conduite d’Aristotélès, la choisirent comme acropole et y bâtirent un temple d’Apollon. Le culte d’Apollon Myrtosios est attesté par une inscription découverte près du temple’.
Dans un passage descriptif, le poète nous montre le $oleil qui se couche « au delà des derniers sommets des Ethiopiens® ». Il se souvient d'Homère, qui place en Occident et en Orient la demeure de ce peuple mythique et bienheureuxt.
Apollonios cite également Thèbes, qu'il appelle Tritonienne, c’est-à-dire située près du fleuve Triton, pour la distinguer des autres villes de ce nom. Homère vantait déjà sa grandeur et ses richesses”.
Dans un passage ému, Apollonios décrit « l'Egypte, mère des hommes nés les premiers », le Nil et la puissance de Sésostris, qui fonda des villes jusqu’en Colchide. I1 appelle l'Egypte Eérie, la brumeuse (?), expression empruntée à Eschylef, et le Nil, Triton, terme rare cité seulement par Pline l’Ancien’. Les allusions aux campagnes de Sé-