‹ La Géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de RhodesChapitre 59 sur 222 · XXIV, 79; A: Ru., I, 922 et scol · texte numérisé non relu

XXIV, 79; A: Ru., I, 922 et scol

DR REX IURSS CIN 281 etc; RRE 12924 S 111925.

4, Pers. 69.

. TOURNEFORT, Relation d’un voyage en Orient, Paris, 1717, II, 161.

En 1836, de Moltke s'exprime ainsi :

« Une autre circonstance rend très difficile l’entrée des vaisseaux dans la Propontide par les Dardanelles : le vent souffle presque continuellement pendant tout l'été; les vaisseaux marchands restent souvent quatre à six semaines sans avancer, et quand enfin le vent du sud s'élève, il faut qu'il soit très fort pour vaincre le courant de l’Hellespont, qui coule constamment vers le sud! ».

Dans les Instructions Nautiques, on trouve plus de détails :

Le courant général dans les Dardanelles porte de la mer de Marmara dans la Méditerranée, c’est-à-dire qu’il a la direction du sud-ouest... Lorsque le vent souffle du nord, la force du courant augmente, surtout dans les passages étroits, et l’on a constaté qu'elle atteignait parfois cinq milles à l’heure entre les Vieux-Châteaux... Comme les vents du nord-est. prédominent pendant neuf mois de l’année, on peut considérer le courant sud-ouest comme presque permanent. De Gallipoli à Koum-Kaleh, on peut prendre comme moyenne de courant la vitesse de 1 mille et demi à l’heure... Il n’est pas rare de voir dans le canal d° Ténédos ou dans les autres mouillages deux ou trois cents navires attendant une brise favorable?. »

Homère avait déjà parlé de l’Hellespont « au courant violent® ». C’est donc à dessein que notre poète fait intervenir le Notos, seul vent qui permette aux Argonautes de franchir l’Hellespont. Plus tard, dans la traversée du Bosphore, ils seront arrêtés par les vents étésiens.

Un détail à embarrassé les commentateurs : le poète dit que le navire s’avance Siévôyat. Les uns traduisent « de deux manières », c’est-à-dire « à la rame et à la voile »; d’après Hoelzlin, c’est « vent arrière », « à pleines voiles », de manière que le vent ne souffle ni à droite ni à gauche; de La Ville de Mirmont traduit « tantôt d’un côté, tantôt de l’autre », autrement dit en louvoyant; Seaton pense que ce mot

1. DE Mozrxe, Lelires sur l'Orient, traduites de l'allemand, Paris, 1872, p. 58 sq.

2. I. N., n° 778, p. 466-468, citées par V. BÉRARD, op. cil., I, 81 sq.

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