‹ La Géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de RhodesChapitre 62 sur 222 · L’HELLESPONT O · texte numérisé non relu

L’HELLESPONT O

l’Iliade et chez les historiens'. A l’imitation d'Homère, le poète appelle Percosien un certain Mérops originaire de cette ville?.

Au delà de Percoté, les Argonautes suivent « la côte sablonneuse d’Abarnis ». Ce mot n’est cité sous la forme Abarnos que par Hécatée, et sous la forme Abarnis par Xénophon, qui le définit ainsi : « Abarnis, promontoire de Lampsaque’ ». Le scoliaste d’Apollonios mentionne Abarnis comme une ville du territoire de Lampsaque : il est donc probable que ce nom désignait à la fois la ville et le promontoire, tous deux voisins de Lampsaque.

Pityéia est citée dans le catalogue de l’Iliade en même temps qu'Adresteia, Apaisos et Percoté‘. Suivant le scoliaste d'Apollonios et Etienne de Byzance, Pityéia est le vieux nom de Lampsaque, comme Pityoussa d’après Strabon!’, mais le géographe la distingue de Pitya ou Pityéia, ville de Troade voisine de Zéléia et située en Propontide, entre Parion et Priapos. Cette dernière semble correspondre à la Pityéia homérique par sa situation, alors que celle d’Apollonios, nommée après Abarnis et avant la Propontide, paraît bien située à l’emplacement de Lampsaque. Il ne faut donc pas les confondre comme l’a fait Walther‘. En préférant le nom ancien de Pityéia à celui de Lampsaque, Apollonios à respecté la vérité historique; il qualifie cette ville de «sainte, divine», probablement à cause de Priape, dont le culte était en honneur dans cette région. On voit que, pour la géographie de l’Hellespont, le poète à suivi

1. IL, 11, 835: XI, 229: XV, 548; Hor., V, 117; XÉN.. Hell., V, 1, 23; SKkYL., 94,

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