Srras. 493, 41 sq
2. À. PHirippsoN, Reisen und Forschungen im westlichen Kleinasien (Pelermanns Milleilungen, Ergaenzungsband, 167 {1910}, pp. 48-53).
3 1CÉ AR Dh. 12939;
Quant à l’isthme, Philippson le décrit avec beaucoup de précision :
« Du nord et de la ville, deux lignes de collines peu élevées dont on ne peut reconnaître la composition, mais qui de toute façon représentent un terrain relativement, plus ancien, s’étendent vers le continent sans l’atteindre. L'espace vide entre chacune d'elles et le continent est franchi de chaque côté par une langue de terre sablonneuse et récente. Les deux lignes de collines et les deux langues de terre sablonneuses enferment entre elles un marais, une ancienne lagune. Tandis que la langue de terre de l’ouest forme aujourd’hui encore la côte de l’isthme, ce n’est pas le cas pour celle de l’est, mais il s’y rattache du côté de la mer une large bordure de dunes; les dunes atteignent une hauteur considérable, C’est un terrain de formation toute récente qui appartient vraisemblablement à la période historique. Une preuve de ce fait, c’est que le rivage du continent, conservé tout frais derrière la bordure de dunes, se continue jusqu’à l’ancienne bande de terre qui elle-même laisse voir encore une falaise haute d’un mètre environ. Au contraire entre les deux langues de terre, donc vers la lagune, le rivage a disparu et a été remplacé par une pente douce. Cette forte extension du terrain vers l’est s'explique par les vents du nord-est, fréquents et souvent très violents, qui poussent les sédiments dans le golfe oriental. Nous pouvons admettre que, dans l'antiquité, la jonction de l’île avec le continent n’était réalisée que par les deux lignes de hauteurs et les deux langues de terre tout-à-fait plates et étroites qui s’y rattachent, tandis qu’une lagune s’étendait entre elles.
On eut vite l’idée de percer les deux langues de terre par un canal et ainsi non seulement de faire de la lagune un port parfaitement abrité, mais encore d'établir un passage d’une mer à l’autre et en même temps un fossé plein d’eau pour la défense. Le passage devait être d'autant plus important pour la navigation antique qu'il lui était difficile de contourner la presqu'ile par les fréquentes tempêtes du nord-est. En réalité, il a existé à cet endroit, dans l'antiquité, un passage qui, au temps de Strabon, était franchi par deux ponts correspondant aux deux langues de terre, en tout cas des ponts tournants ou ponts-levis qui permettaient la traversée. Une inscription” où il est parlé de Gpuyes montre, comme Reinach l’affirme très justement à mon avis, qu'il s’agit de coupures artificielles. Cela prouve encore une fois qu'avant leur création il n’existait