SoPpx., Ant, 966; DÉm
4. IV, 786 sqq., cf. Od., XII, 59 sqq. Nous lisons rup6c, texte des manuscrits confirmé par V. FL., IV, 660, 676 et défendu par Samuelsson, au lieu de xæé&poc selon Merkel et Mooney.
LES ROCHES KYANÉES 133
un rocher. Après le passage d’Argo, les deux roches « réunies en un même lieu, très près l’une de l’autre, s’enracinèrent d’une manière stable! »; elles devinrent donc immobiles, ne laissant qu’un étroit passage entre elles. Strabon déclare que les Kyanées ou Symplégades sont deux petites îles situées l’une près de la rive européenne, l’autre près de la rive asiatique du Pont-Euxin et séparées par une distance de 20 stades’; appelées aujourd'hui Urej Jaki, elles sont souvent décrites par les voyageurs. Thévenot parle d’une île où s'élève la colonne de Pompée et ajoute : « Tout auprès, et à l’entour de ce rocher, il y en a plusieurs autres petits épars dans l’eau çà et là, que plusieurs croient être les Isles Cyanées ou Symplégades ». Tournefort fait mention des « Iles Cyanées d'Europe et d'Asie à l'embouchure de la mer Noire » et les décrit longuement, sans oublier Apolloniost :
« En parcourant la côte au delà de ce château vers l’embouchure de la mer Noire, on passe par cet endroit que Denys de Byzance appelle Pantichium et d’autres Mancipium. Ensuite, on découvre le cap Coraca ou le cap des Corbeaux, lequel forme le commencement du détroit; c’est peut-être le cap de Bithynie de Ptolémée, auprès duquel il y avait un temple de Diane. On ne trouve plus rien sur la côte d’Asie, au delà de ce cap, qui soit marqué dans les auteurs, que le golfe aux Vignes; mais après cela se présente le fameux cap de l’Ancre, ainsi nommé, parce que les Argonautes, selon Denys de Byzance, furent obligés de s’y munir d’une ancre de pierre... Le fanal d’Asie est sur ce cap auprès duquelse voient, aussi ces rochers si dangereux chez les anciens, que Phinée exhorta Jason de n’y passer que par un beau temps, autrement, dit-il, votre Argos se brisera, fût-il de fer. Ces rochers ne sont que les pointes d’une île ou d’un écueil séparé de la terre ferme par un petit détroit, lequel reste à sec quand la mer est calme et se remplit d’eau à la moindre bourrasque; alors on ne voit que la pointe la plus