Et. B., V. OuXXiÇjTiXiov; cf. Mueller, ad Arr. per
emplacement correspond bien à celui du Phyllis 'Apollonios; on peut donc accepter l'identification proposée par de La Ville de Mirmont. D'après Arrien et le Périple Anonyme du Pont-Euxin, le Psillis coule à 150 stades à l'est de l'Artanès, qui se trouve à la même distance à l'est du cap Noir. Le poète rappelle qu'à l'embouchure de ce fleuve, Phrixos fuyant sur son béher vers la Colchide fut reçu par Dipsacos, fils du fleuve Phyllis et d'une nymphe des prairies; au même endroit les Argonautes aperçoiv^ent un sanctuaire. Sur ce Dipsacos, nous n'avons pas d'autres renseignements que les scolies : en recevant Phrixos, il aurait offert un sacrifice à Zeus Laphystios^; le temple cité par le poète pourrait donc être consacré soit à ce dieu, soit, comme le pensent Diibner et de La Ville de Mirmont, à Dipsacos lui-même.
Le Calpé « au cours profond w n'est, malgré cette épithète, qu'une petite rivière appelée aujourd'hui Infly Déré Sou. Elle n'est pas citée avant Apollonios, mais par les géographes postérieurs, qui l'appellent Calpas^ Près de son embouchure se trouvait un port du même nom, célèbre par une description de Xénopl^on^ et appelé aussi Carpéia, aujourd'hui Kirpeh ou Kerpe. Tournefort ne cite aucune rivière importante à l'est du Ehébas en dehors du Sangarios : « Pour ce qui est, dit-il, des autres ruisseaux que Strabon et Arrien font couler entre Chalcédoine et Héraclée du Pont, il faut qu'ils soient taris, ou réduits à peu de chose, car nos matelots nous assurèrent qu'ils n'en connaissaient point d'autres entre Eiva et Aya* ». La distance entre le Psillis et le Calpas était de 210 stades d'après Arrien, 220 stades d'après le Périple anonyme.
Après avoir dépassé le Calpé, les Argonautes abordent à