Op. cit., III
du lion ; « les deux noms, comme l'ancien, doivent indiquer ses crues rapides après les pluies d'orage^ ». D'après Vital Cuinet, Erekli (Héraclée) est « située sur la mer Noire, à deux kilomètres de l'embouchure d'un ruisseau qui fut jadis le fleuve Sycus (sic), aujourd'hui nommé Kizildjiksou et dont la source se trouve à trente kilomètres est de cette ville à Kara-bounar (la source noire^) ».
Le lac ou marais Anthémoeisis n'est pas mentionné ailleurs. Le scoliaste cite une certaine Anthémoeisis, fille du roi des Mariandynes Lycos, qui porte le même nom que le fleuve. Ce lac devait donc être voisin du Lycos^. Comme on le voit sur la carte de von Diest, les rives du Lycos près de son embouchure sont très marécageuses et le fleuve traverse un petit lac avant de se jeter dans la mer : c'est là sans doute qu'il faut placer le lac ou marais Anthémoeisis.
La longue description du port où sera plus tard bâtie Héraclée, avec le cap Achérousis, est empruntée à Kymphis d'Héraclée. Les renseignements nombreux et précis que donne le scoUaste permettent de l'affirmer :
« Nymphis, au premier livre de son ouvrage sur Héraclée, dit que le cap appelé Achérousias près d'Héraclée est partout élevé du côté de la mer, escarpé et tourné vers le couchant, faisant face à la mer qui s'étend devant la Bithynie; que le flot, en le heurtant, fait un bruit violent; il parle aussi des platanes qui ont poussé au sommet et de la plaine située dessus, et dit qu'il semble s'y trouver une entrée pour descendre aux Enfers; c'est à lui qu'Apollonios paraît emprunter ces détails*. »
Comme on le voit, on retrouve chez le poète tous les détails de la description de IS^ymphis : le cap Achérousis, ses falaises abruptes, son orientation vers la mer de Bithynie, le fracas des vagues, les platanes du sommet, la caverne