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LE VOYAGE DES ARGONAUTES ! l'aLLEK
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de la ville le héros mort sur leur territoire, mais ignorant son nom, ils vénèrent un certain xlgamestor. On reconnaît ici des traditions locales, dont les principaux représentants sont nommés dans les scolies. La mort d'Idmon au pays des Mariandynes est attestée par Hérodoros, Promathidas et Nymphis ; les deux derniers auteurs racontent qu'il lut tué par un sanglier^. L'ignorance des colons d'Héraclée sur le nom du héros qu'ils devaient adorer était signalée par Promathidas^ Enfin Hérodoros affirmait que la tombe, surmontée d'un ohvier sauvage, se trouvait sur la place publique d'Héraclée^. Quant à Agamestor, c'est le nom d'un héros indigène*. On voit que les trois historiens d'Héraclée, Hérodoros, Promathidas et îv^ymphis, sont les sources très probables d'Apollonios; l'auteur a mêlé des renseignements puisés chez l'un et chez l'autre.
Tiphys, le pilote d'Argo, mourut de maladie peu après et fut enseveli à côté de son compagnon; sa tombe est encore visible au dire du poète. D'après les scohes^, Kymphiset Hérodoros affirmaient que Tiphys était mort à Héraclée; mais Hérodoros plaçait l'événement au retour des Argonautes. On comprend aisément pourquoi Apollonios ne pouvait suivre cette version : dans son poème les Argonautes reviennent par une route différente et ne repassent pas au pays des Mariandynes; d'après Hérodoros, nous l'avons vu, les Argonautes suivent le même chemin à l'aller qu'au retour. Apollonios ne pouvait donc choisir un itinéraire différent sans modifier le récit d'Hérodoros.
A deux reprises le poète fait allusion à la fondation d'Héraclée qu'il attribue aux « Mégariens de Nisa )),puis aux Béotiens et aux Kisaiens*. Telle était déjà l'opinion de Xéno-