‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 141 sur 279 · PONT-EUXIN : LA PAPHLAGONIE · texte numérisé non relu

PONT-EUXIN : LA PAPHLAGONIE

phon, qui appelle Héraclée « une ville grecque, colonie des Mégariens, située aupays des Mariandynes'», et celle d'Ephoros d'après le scoliaste. Elle est confirmée par Arrien et Pausanias-. On lui oppose généralement le témoignage de Strabon, d'après lequel Héraclée est une colonie de Milet'; en réalité les expressions « on dit, il est dit », employées dans ce passage, prouvent que le géographe n'exprime pas son opinion personnelle, mais celle d'autres auteurs qu'il ne cite pas. Entre les deux traditions, les savants modernes préfèrent généralement celle de Xénophon et d'Apollonios*.

On voit toute la place occupée par la géographie d'Héraclée dans le poème. Comme Cyzique, c'est une ville importante et un foyer de civilisation grecque. Aussi l'auteur en a-t-il décrit la topographie avec une précision scientifique mêlée de poésie. Il a joint à cette description de nombreuses légendes locales et surtout des aitia empruntés aux historiens du pays.

C) La Paphlagonie

Malgré la mort de leurs deux compagnons, les Argonautes continuent leur voyage : Ancaios remplace Tiphys comme pilote et ils emmènent avec eux Daskylos, fils de Lycos. Douze jours après leur arrivée, ils s'embarquent de nouveau, traversent à la rame le fleuve Achéron, contournent le cap Achérousis et avancent rapidement vers l'est, poussés par le Zéphyre. Ils dépassent l'embouchure du Callichoros, ainsi appelé à cause des chœurs institués par Dionysos sur ses rives près de l'antre Aulion. Le fleuve n'est cité que par Skylax, Pline, Ammien Marcellin et Valerius Flaccus; d'après les scohes, Callimaque en faisait mention et on l'appelait

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