II, 908, àyiaç rfili^cro vûxTaç
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j\Tnen\ parce que le Périple anonyme du Pont-Euœin contient ce renseignement : « Metrôon, l'endroit appelé aujourd'hui Aulia » et que le culte de Ehéa est souvent associé à celui de Dionysos. Walther- combat cette opinion parce qu'il refuse d'identifier le Callichoros et l'Oxinas et accuse Mueller de contradiction : à son avis, Mueller aurait tort de confondre lantre Aulion, voisin du Callichoros-Oxinas, avec le Métrôon situé, d'après Arrien, à 130 stades. A cet argument on peut répondre que la contradiction ne doit pas être imputée à Mueller, mais à Arrien. C'est le géographe grec qui place Métrôon tantôt à 80 stades d'Héraclée, ce qui correspond à peu près à l'emplacement de l'Oxinas-Callichoros, tantôt à 130 stades de l'Oxinas. L'hypothèse de Mueller nous paraît donc insuffisamment fondée, mais nullement absurde. Les Argonautes aperçoivent ensuite le tombeau de Sthénélos, fils d'Actor, tué dans un combat contre les Amazones aux côtés d'Héraclès. Comme le héros leur apparaît, ils s'arrêtent pour apaiser son âme par un sacrifice. Dans la même région ils élèvent un autel à Apollon ^^éossoos (sauveur des vaisseaux) et Orphée y confère sa lyre : c'est pourquoi ce lieu fut appelé Lyra. D'après les scolies, Apollonios aurait emprunté l'histoire de Sthénélos à Promathidas, mais inventé le récit de son apparition^ Promathidas racontait aussi qu Orphée avait placé sa lyre sur la colonne du tombeau et « certains auteurs » disent que la région prit le nom de Lyra^ Si le texte des scolies est sûr, le poète aurait emprunté ces renseignements à Promathidas. Mais Mueller^ pense que cet auteur vivait très longtemps après Apollonios, versSO avant J.-C; aussi Lehrs et l'éditeur le plus récent des scohes, Keil, supposent que le texte du scoliaste présente une lacune avant l'allusion à Promathidas. On doit remarquer cependant que
1. Arr., Pér. E., 19 et n. Mueller; cf. Anon,, Pér. P. E., 12.