‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 154 sur 279 · TreSiàç Tiàoa · texte numérisé non relu

TreSiàç Tiàoa

ApoUonios ne donne aucun renseignement sur la géographie de Sinope, où les Argonautes ne séjournent pas. Nous savons par Strabon et Tournefort que la ville était située sur l'isthme étroit d'une presqu'île^. Lorsque les Milésiens y fondèrent une colonie, c'était une ville assyrienne et les indications d'ApoUonios sont exactes sur ce points

Le Halys, aujourd'hui Kizil-Irmak ou fleuve rouge, est le plus long d'Asie-Mineure; aussi est-il souvent cité^ « En un lieu où la côte fait saillie, déclare Phinée, le cours du fleuve Halys fait im mugissement terrible. » Il est exact que le Halys se jette dans le Pont à un endroit où la côte s'avance vers la mer. Quant à son mugissement, c'est sans doute un effet de style, car il débouche par un delta marécageux^ Son nom est dû, comme l'a noté Strabon, aux régions salées qu'il traverse, détail confirmé par Tournefort :

« Il a pris son nom des terres salées au travers desquelles il passe. En effet, tous ces quartiers-là sont pleins de sel fossile; on en trouve même sur les grands chemins et dans les champs labourables; sa salure tire sur l'amertume* ».

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Th. Beinach le décrit ainsi :

« Le Halys, le fleuve le plus long de la péninsule, mais aussi le plus triste et le plus inutile : point de pêcheries, point de batellerie pour animer ses eaux saumâtres et ses bords escarpés; c'est un long fossé, ce ne fut jamais un trait d'union*. «

Forbiger accuse ApoUonios d'une erreur grave. Le poète placerait l'embouchure de ce fleuve près du cap Carambis, alors qu'elle se trouvel .200 stades plus à l'esté C'est Forbiger

1. Strab., 467, § 11; Tournefort, op. cil., III, 45 sq.; cf. Th. Rei- NACH, op. cit., 247, 355.

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