A. Rh., II, 366; Forbiger, II, 99, n
PONT-EUXIN : l'assyrie
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qui s'est trompé, car ApoUonios nomme le fleuve après le cap, l'Aigialos et Sinope.
A l'est du Halys se trouve l'Iris, déjà cité par Xénophon et Callimaque, sur lequel le poète nous donne ces renseignements : « Après ce fleuve (le Halys), son voisin l'Iris, moins important, roule vers la mer en blancs tourbillons^ ».
Il est en effet relativement peu éloigné du Halys si on considère l'ensemble de son cours; d'après Arrien, Walther évalue à 580 stades l'intervalle qui les sépare^. Il est moins important que le Halys non seulement par sa longueur, mais par sa largeur. Xénophon évalue la largeur du premier à deux stades, soit 12 plèthres, et celle du second à deux plèthres seulement^ confirmant ainsi le renseignement d'ApoUonios. L'Iris est le moderne Kasalmak, appelé dans son cours inférieur YeshiMrmak ou Nekil-Irmak, fleuve vert, comme l'avait déjà vu Tournefort, qui le décrit ainsi :
« Le vent du Nord nous fit relâcher, malgré nous, à l'embouchure du Casalmac, au Port que les anciens ont nomme Ancon. Le Casalmac qui est la plus grande rivière de toute cette côte, a été connu autrefois sous le nom d'Iris.* »
Il se jette dans le Pont par plusieurs embouchures dont trois sont navigables d'après Vital Cuinet^ Th. Keinach le compare au Halys comme Xénophon et ApoUonios :
« L 'Iris est la rivière pontique par excellence,l'artère maîtresse de la contrée. Sœur cadette du Halys, elle copie en raccourci les sinuosités de son cours, recueille le tortueux Scylax et 1 abondant Lycos, puis perce la chaîne côtière par d'âpres défilés et se termine par un delta travailleur qui s'avance de siècle en siècle, à la rencontre de celui du Halys*. »
A propos de ses « blancs tourbillons >>, Hamilton, qui a visité ses rives, signale une erreur de notre poète. Le fleuve
1. II, 367 sq.; cf. 963. Xén., An. V, 6, 9; VI, 2, 1 ; Call frg. 324 Schn.
2. Walther, op. cil., p. 66 sq., d'après Arrien, Per. P. E., IZ.