‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 157 sur 279 · II · texte numérisé non relu

II

•'-" hV. <^

ir.4->

le scoliaste% il est appelé ordinairement cap d'Héraclès. L'expUcation du scoliaste semble confirmée par le poète lui-même, qui fait de ce cap le théâtre d'un des principaux exploits d*Héraclès dans la guerre contre les xVmazones, la conquête du baudrier d'Hippolyté. Ce cap d'Héraclès est cité par Strabon et Arrien, qui le placent à l'ouest du Thermodon, comme Apollonios^

Les auteurs de périples=^ citent un port nommé 'Ayxcî>v, nom qui rappelle l'expression par laquelle Apollonios désigne le cap des Amazones; mais ils le placent à l'embouchure de l'Iris, donc à l'ouest de ce cap, tandis qu'Apollonios place le port où abordent les Argonautes à l'est du cap, près des bouches du Thermodon^

On suit clairement la marche des Argonautes dans le récit d'Apollonios : après avoir dépassé l'embouchure de l'Iris, ils doublent de loin le cap des Amazones, mais une tempête les force à s'arrêter dans le port situé à l'est, près du Thermodon. Quand le vent redevient favorable, ils repartent avant que les Amazones de Thémiskyra aient pu

les attaquer. ,/

Le Thermodon, aujourd'hui Thermeh, est d'après le poète un fleuve extraordinaire. Formé de 96 petits cours d'eau qui descendent des Monts Amazoniens, serpentent dans cette région montagneuse et se perdent parfois dans les sables, il se jette dans le Pont-Euxin par un petit nombre de branches^ On ne voit pas où le poète a pris ces détails curieux : les auteurs qui ont cité le fleuve avant lui n'y font aucune allusion*. Mais Strabon confirme que la côte, basse et plate, se compose de terrains d'alluvions'

Page 1