Strab
7. Soph. d'après Et. de Byz., v. KaXSaïoi ; Xén., An., IV, 4, 18, etc.
9. HÉCAT. et Ephoros dans Et. de Byz.; Skylax, 88; Xén., An.,
Î>0NT-ÉUXI1^ : DÉ THÉMISKYRA A L*1LE AR^TIAS
C'est dans les montagnes de Paryadrès que l'on trouvait dès l'antiquité du cuivre, de l'argent et surtout du fer. Apollonios nous décrit les Chalybes se livrant à leurs pénibles travaux au milieu « d'une fumée noire et épaisse^ ». Un voyageur moderne, Hamilton, vit leurs descendants aux mêmes lieux, occupés au même labeur. Th. Eeinach, d'après lui, décrit ainsi le pays et ses habitants :
« Il n'y a pas là de mines proprement dites, mais dans plusieurs endroits le minerai, assez pauvre d'ailleurs, affleure en grosses pépites jaunâtres à la surface de la roche calcaire. Le paysan le recueille et le soumet pendant vingt-quatre heures à l'action du feu : il est à la fois mineur, charbonnier et forgeron 2. »
A Test du pays des Chalybes, les Argonautes doublent « le cap Génétaios^ ». Selon le scoliaste, ce cap serait ainsi nommé d'après le fleuve Génès et on y trouverait un temple de Zeus Xénios*. Ce fleuve Génès ou Génétès est cité par Sophocle, Skylax, Strabon et l'auteur du périple anonyme^ D'après Mueller, le cap est le moderne Vona-Bouroun. Dans la même région, un peu plus à l'ouest, se trouvait un. cap de Jason (lasonion) cité par Xénophon et Strabon et appelé aujourd'hui encore Jasun^ : le poète n'en parle pas.
Ce pays est habité par les Tibarènes « riches en troupeaux' », qui observent la coutume appelée aujourd'hui couvade : à la naissance d'un enfant, le père s'alite et se fait soigner eonmie une accouchée. Les Tibarènes, Tabali ou Tubal dans la Bible, sont les restes d'une grande nation qui s'éten-