‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 163 sur 279 · II, 377, 1010 sqq · texte numérisé non relu

II, 377, 1010 sqq

LE VOYAGE DES ARGONAUTES l l'aLLER

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DE THEMISKYRA A l'ÎLE ARÉTIAS

dait autrefois du Pont-Euxin à la Cilicie. L'épithète « riches en troupeaux » est pleinement justifiée, comme le fait remarquer Th. Eeinach :

« L'élève du bétail paraît avoir été alors, comme de tous temps, l'occupation nationale par excellence. Déjà Apollonius de Rhodes avait vanté les troupeaux de moutons des Tibarènes, et à l'époque perse les deux Cappadoces payaient au grand Roi un tribut annuel de 1 .500 chevaux, 2.000 mulets et 50.000 moutons^. »

Le même historien confirme les renseignements du poète sur les mœurs des Tibarènes :

« C'était une race de pasteurs, restée dans l'enfance. D'après les auteurs du iv® siècle, les seuls qui aient parlé d'eux avec détails, ils étaient justes, hospitaliers; leur vie s'écoulait dans les jeux et dans les rires. On rencontre chez eux la pratique de la couvade, commune à plusieurs peuples primitifs : l'homme s'alite quand la femme vient d'accoucher. C'est l'indice ou du moins le vestige d'un état social où les unions ont si peu de fixité qu'une déclaration publique du père est nécessaire dans tous les cas, pour légitimer le nouveau-né-. »

D'après le scoliaste, la pratique de la couvade était signalée chez eux par Nymphodoros, que le poète a peutêtre imitée Les Tibarènes étaient mentionnés, avant x\pollonios, par Hécatée et par de nombreux historiens*.

A l'est de leur pays, le poète cite le Mont Sacré ('Ipèv ôpoç)^ sur lequel le scoliaste donne quelques précisions : il était cité par Ctésias et, dans son Périple du Pont, Agathon (ou Andron d'après Mueller) le plaçait à 100 stades de Trapézonte. Ce chiffre est confirmé par les auteurs de périples : Arrien place la montagne à 155 stades à l'ouest de cette

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