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2. Arrien, Pér. P. E., 35; Anon., Pér., 67 sq.; Ptol., /. ciU
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LE VOYAGE DES ARGONAUTES : LE RETOUR
L^STROS
Sigynnes, Graucéuies et Siudes habitant la plaiae déserte de Laurion. La plupart de ces peuples étaient connus avant ApoUonios : les Sigynnes sont cités par Hérodote^ qui les place, comme le poète, au nord du Danube et prétend que leur territoire s'étend jusqu'à celui des Enètes (ou Vénètes), voisins de l'Adriatique; mais Strabon^ les place à côté des Derbiques, des Tapyres et des Caspiens aux environs du Caucase et de la mer Caspienne. Le poète aurait donc imité Hérodote, comme le pense Partsch^ On considère aujourd'hui les Sigynnes comme un grand peuple industriel et commerçant qui, tenant quelques-unes des grandes routes économiques de l'Europe, y répandit la civiUsation dite de Hallstatt, et on les assimile parfois aux Tsiganes actuels^ Ce puissant empire aurait été détruit par les Gaulois vers 400.
Les Sindes, d'après Hérodote^ sont voisins des Scythes et habitent sur les rives du marais Méotide, près du Bosphore Cimmérien. Hellanicos en faisait mention d'après le scoliaste dans un ouvrage Sur les Peuples; Skylax dans son périple les place à l'est du Bosphore Cimmérien et Strabon confirme cette opmion«. D'après Partsch', Apollonios aurait encore imité Hérodote sans s'apercevoir que l'historien plaçait les Sindes loin du Danube, mais le poète consulta peut-être un ouvrage plus récent comme celui de Timonax sur les Scythes, où l'on trouvait, d'après les scolies^ une énumération des peuples de Scythie. Ni les Graucènes, ni la plaine de Laurion ne sont cités ailleurs. D'après les Argonautiques, ces peuplades barbares n'ont
2. 446 4; cf. Vivien de St-Martin, Géographie ancienne du Caucase,
p. 61 sqq.