A MON MAITRE
MoNsiEun A. PU ECU
MEMBRE DE l'iNSTITUT PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES LETTRES DE PARIS
Uommanc de reconnaissance et d'admiration ,
Sur ri'lc'moîîf ossonfiol dos Argo7iayiiqîtcSy la gc^ograpliîe, il n'existe (lu'im ouvrage (reiiseiuble, Kuperficiel et déjà ancien, de Walther, De ApoUonii Bliodii Argonaniicorum rcbvs gcographicis. Nous avons essayé de traiter le sujet d'une manière i)lu8 a])i)rofondie, en utilisant les nombreux travaux des ])liilologues, des arelu'ologues et des voyageurs sur la littérature alexandrine, la géographie grecque et la topographie des régions décrites par Apollonios.
Le plan suivi a été, pour le catalogue et l'itinéraire des Argonautes, celui du poète môme : il nous a paru aussi clair et mieux adapté au sujet que celui des manuels de géographie antique. Vu l'importance de l'itinéraire, nous l'avons séparé du catalogue et des renseignements disséminés dans tout le i)oèmo. Il a été souvent nécessaire do confronter l'auteur avec ceux qu'il imite : aussi avons-nous joint à cette étude un chapitre sur la géographie avant Apollonios et un autre sur le voyage des Argonautes avant lui.
L^essentiel de ce travail est l'analyse détaillée de toutes les notions géographiques contenues dans le poème des Argonautiqucs. Elle aboutit à des conclusions à la fois scientifiques et littéraires : scient ifi((ues, en ce qu'elle nous montre l'étendue et la valeur des connaissances d'un poète alexandrin; littéraires, en ce qu'elle nous révèle les sources et les procédés de composition do ce poète.
Nombreux sont ceux qui ont bien voulu s'intéresser à cette tentative et seconder nos efforts pour rendre cette étude moins imparfaite. Nous devons une reconnaissance particulière à notre maître M. Puech, qui a dirigé nos recher-
ches et nous a donné les plus utiles conseils à mesure (|ue ce travail avançait ; et à M. Cli. Picard, qui nous a fait part do remarques précieuses.
Kous avons plaisir à remercier aussi de leurs bienveillants encouragement.s M. Paul Mazon, i)rofesseur à la Sorbonne; nos collègues et amis IMiM. Tiouis Brébier et Pierre Waltz, professeurs à la Pacullé des lettres de Clermont- Ferrand; M. Ch. Georgin, notre ancien maître du Lycée Henri-IY.
Parmi nos collègues do la PacuKé de Pordeaux, nous devons la plus vivo gratitude à M. Masciucray, (jui, en assumant la plus lourde part de notre enseignement commun, a rendu notre tâcho plus facile; à M. liadet, qui a bien voulu accueillir cet ouvrage dans la Bibliotlicq^uc des Universités du Midi] enfai à notre ami Robert rawUer, qui nous a fait profiter de son expérience pom* la correction des épreuves.