‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 207 sur 279 · Cf. Legrand, La Poésie Alexandrîne · texte numérisé non relu

Cf. Legrand, La Poésie Alexandrîne

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4. Skymnos, V. 374; Mêla, II, 7; Ps. Aristote, Mirab. ausc, 50.

ne croit pas à l'Eridanos^ et y voit une invention de poète. Skylax l'identifie avec le Pô et sépare nettement l'île Electris, située à l'est de l'Istrie, du fleuve dont l'embouchure se trouve à l'ouest. Apollonios, en ne les séparant pas nettement, semble hésiter entre la mythologie et une géographie plus scientifique. Plus tard Strabon nie à la fois l'existence de l'Eridan et des îles Electrides, et affirme qu'il n'y a pas d'îles près du Pô^. Pline l'Ancien blâme la légèreté des Grecs qui crurent à de pareilles inventions^

Sur l'Eridanos, les renseignements donnés par Apollonios sont vagues et parfois peu scientifiques. Si l'on met à part les deux légendes sur l'ambre que raconte le poète, sa description se réduit à peu de chose : c'est un fleuve profond qui se jette au nord de l'Adriatique, près de l'île Electris, par un large estuaire; il communique avec le Ehodanos et les Argonautes passent de l'un à l'autre. Le poète ne pouvait décrire avec précision un fleuve légendaire et il est difficile de découvrir à quel auteur il a emprunté des détails aussi vagues.

Dans la Théogonie, Hésiode'cite l'Eridanos parmi les nombreux fleuves nés de Thétis et de l'Océan. L'auteur de la Batrachomyomachie ne précise pas son emplacement*. Hérodote, qui nie son existence, rappelle que, d'après la tradition, il se jette dans la mer du pays de Borée, c'est-àdire vers le nord, dans les régions où l'on trouve l'ambre*. Tandis qu'Eschyle le confond avec le Rhône, Phérécyde, Euripide, Skylax, ïhéopompe, Timée et Théophraste r identifient avec le Pô et leur opinion est généralement admise à l'époque alexandrine«; c'est elle qu' Apollonios

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