Gén. Anim., II, 8; Météorol
5. HÉs., frg. 55; IIécat., frg. 53, 55, 57 Jac; Esch., frg. 76; Hdt., V, 9; VI 1,72, 165; Thuc, VI, 2.
6. Skyl., 3, 4; cI'Arhois de Jubainville, Littérature celtique, XII, 56;C. JuLLiAN, //is/. rfe/a CoM/e, I, 110 sqq.; Dottin, op.cit., 180 sqq.;
. Bertrand, RA, 1883, I, 32 sqq.
LE VOYAGE DES ARGONAUTES *. LE RETOUR
Celtes et des Ligures signalé par ApoUonios est confirmé par le nom de Celto-Ligm*es employé à son époque^
Les Argonautes arrivent en Méditerranée par une des sept bouches du Ehodanos, celle du milieu. Sur ce nombre» géographes et historiens n'étaient pas d'accord : Timée, Diodore de Sicile et Aviénus en comptaient cinq; Artémidore, Pline et la table de Peutinger trois, Polybe et Ptolémée deux^. On ne voit pas quelle est la source du poète. Quant au désaccord des anciens, il s'explique, selon Miillenhoff% par les nombreuses transformations que le delta du fleuve a subies.
VL — La Méditerranée Occidentale
Sortis du Rhodanos, les Argonautes arrivent dans une partie de la Méditerranée que le poète appelle « mer de Sardaigne », et qui forme un « golfe immense ». Cette expression remonte au moins à Hérodote; elle se rencontre chez Aristote et on la retrouve plus tard* : elle désigne soit la Méditerranée à l'est et à l'ouest de la Sardaigne, soit au sens large toute la Méditerranée à l'ouest de l'Italie. Comme on l'a remarqué,
(( rorigine de ce nom, très anciennement donné à la Méditerranée occidentale, vient du rôle prépondérant joué par la Sardaigne dans la plus ancienne colonisation ou navigation de l'Occident, carthaginoise ou autre. Ulysse y est allé et bien d'autres*. »