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LE RHODANOS
d'Héraclès^. Ephoros aussi les cite comme im peuple de l'Europe occidentale. Le périple de Skylax ne connaît que des Celtes voisins de l'Adriatique, entre les Tyrrhéniens et les Vénètes-. Leur présence en Gaule est en effet le résul tat d'une invasion survenue entre le vll^ et le v^ siècles : « tandis qu'au vn® siècle on ne mentionne que des Ligures à l'ouest de l'Europe, au v^ siècle, la région jadis habitée par les Ligures sur les côtes septentrionales de la Gaule est alors occupée par les Celtes^ ». D'après ApoUonios, les Celtes occuperaient la région des lacs suisses et seraient voisins des Ligures dans la vallée du Ehône : ces idées correspondent à peu près à celles d'Aristote*. Il est d'ailleurs probable qu'en plus des renseignements qu'il a trouvés chez les écrivains antérieurs, xVpoUonios connaissait la grande invasion qui, par le Danube et les Balkans, conduisit les Galates en Asie Mineure à l'époque où il écrivait probablement les Argonautiques.
Les Ligures étaient déjà connus d'Hésiode et souvent cités avant Apollonios^ Jusqu'au vii« siècle, ils habitaient seuls la Gaule entière, puis ils furent lentement repoussés ou soumis par les Celtes. Le poète leur donne pour voisins les Celtes dans la vallée du Rhône, mais il appelle Liguriennes les îles Stoichades situées près des côtes, à l'est de ce fleuve. Peut-être fait-il du Ehône à son cours inférieur la limite entre les deux peuples, ce qui correspondrait aux idées de son temps : on admettait que les côtes gauloises de la Méditerranée étaient habitées par des Ibères et des Ligures entre les Pyrénées et le Ehône, et par des Ligures seuls entre le Ehône et la Tyrrhénie^. Le voisinage des