‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 28 sur 279 · II, 711 sqq.; A. Rh., I, 49; cf. Walther. /. cit · texte numérisé non relu

II, 711 sqq.; A. Rh., I, 49; cf. Walther. /. cit

séjour des Muses, était une cime de l'Olympe, une ville et une contrée^ Homère la place entre l'Olympe et l'Emathie ou Macédoine. Strabon donne ce nom à la côte occidentale du golfe Thermaïque, entre l'Axios et l'Haliacmon, au nord de l'Olympe-. Mais la mention des Bistones ne permet pas d'accepter ce sens. Ce peuple, inconnu d'Homère et cité entre autres par Hérodote^ habitait les environs du lac Bistonis, aujourd'hui Bourougœl, situé à l'est d'Abdère, sur la côte méridionale de la Thrace. L'auteur des Argonautiques étend donc la Piérie jusqu'à cette région.

Pimpléia, d'après les scohes, était le nom d'une contrée, d'une montagne, d'une ville et d'une source. Le poète fait allusion à la hauteur de Pimpléia, expression qu'il paraît emprunter à Lycophron. D'après Strabon, la ville se trouvait près de Dion, en Macédoine, et Leake la place à Lithokoro, au sud de cette ville% ce qui correspond à la Piérie. Plus au sud le poète nomme Peirésias, Larisa, Phylaké, Phérai, Alopé, l'Amphrysos, Gyrtôn, le Titarésos et Ctiméné, ville des Dolopes près du lac Xynias.

Peirésiai, d'après le poète, se trouve au pied du Mont Phylléios, au confluent de l'Apidanos et de l'Enipeus. D'après Etienne de Byzance, Peirasié ou Peirésié est le nom récent de l'Astérion homérique* et ApoUonios, en faisant de cette ville la patrie de l'Argonaute Astérion, semble accepter cette identification. C'est la Vloko actuelle d'après les géographes modernes». On ne doit pas la confondre avec une autre ville de ce nom que les Argonautes aperçoivent sur la côte de Magnésie. Elle n'est pas citée avant notre poète.

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