II, 735; A. Rh., I
6. Leake, Travels in Northern Greece, IV, 322 ss.; Heuzey et Dau- MET, Mission archéologique de Macédoine, 413; T. W. Allen, op. cit.,
'ta
LE CATALOGUE DES ARGONAUTES
Le Mont Phylléios ne se retrouve pas ailleurs; mais comme l'Astérion d'Homère est située au pied du Mont Titanos, il est possible que l'expression Phylléios désigne la même hauteur, qui serait ainsi appelée de Phyllos, ville voisine de
Peirésiai^
L'Apidanos, affluent de droite du Pénée, a lui-même pour principal affluent l'Enipeus. Tous deux sont nommés par Hérodote dans le passage sur la Thessalie que le poète a peut-être imité; Homère cite un Enipeus dans un vers relatif à l'union de Poséidon et de Tyro : on ne sait s'il désigne le fleuve de Thessalie ou un affluent de l'Alphée^
Larisa ou Larissa, sur la rive droite du Pénée, capitale de la Pélasgiotide et patrie de Polyphémos, conserve encore ce nom : elle est inconnue d'Homère, qui mentionne cependant Polyphémos, et n'est pas citée avant le v^ siècle^ Il faut la distinguer de Larisa Crémasté, en Phthiotide (aujourd'hui
Gardiki).
Phylaké, ville de Phthiotide, est la patrie d'Iphiclos; sur ce point ApoUonios est d'accord avec Homère, qui cite dans la même ville les deux fils de ce héros, Protésilaos et
Podarkés*.
La même coïncidence est à remarquer pour Phérai (aujourd'hui Vélestino) où régnent Admète suivant ApoUonios, et son fils Eumélos d'après le catalogue homérique^ Le Mont Chalcodonios, qui domine Phérai, n'est pas cité en dehors des Argonautiques-, il se nomme aujourd'hui Kara-Dagh, la Montagne Noire. Alopé est, d'après Homère, une des villes de Phthiotide occupées par les Myrmidons d'Achille. ApoUonios suit cette tradition puisqu'U nomme « la fille de Myrmidon, la Phthienne Eupoléméia », mère
1. Cf. FoRBiGER, Handbuch, 2« éd., III, 595. ^ ^c oq ît p;ic;.
2. Hdt., 7, 129; Hom., Od, XI, 238, 240; A. Rh. I, 36, 38; II, 515, cf V. BÉRARD, Les Phéniciens et VOdyssée, l'« éd., 1, 131.
3 //! I, 264; EuR., Aie. 835; Xén., HelL, VI, 4. 33; Plat., Menon., 97a; Thuc, II, 22; Scyl., 64 etc.; A. Rh., I, 40.
4 //.. II, 695 sqq.; A. Rh., I, 45. Cf. Walther, op. cil.,6. 5. //., II, 711 sqq.; A. Rh., I, 49; cf. Walther. /. cit.
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d'Aithalidès^ On place généralement cette ville près de la côte sud de la Phthiotide, entre Larisa Crémasté et Echines, au nord du village moderne de Rakhais^ il faut donc la distinguer de deux villes du même nom situées en Locride. Dans la même région, Apollonios mentionne l'Amphrysos, rivière déjà citée par Callimaque, qui descend de l'Othrys, traverse Halos et se jette dans le golfe de Pagasai^ Gyrton, appelée Gyrtoné dans ÏIHade, est la patrie de Coronos, comme l'indiquait déjà Homère^ c'est une ville de Pélasgiotide, mais les renseignements contradictoires des anciens n'ont pas permis de préciser son emplacement. La forme Gyrton est inconnue avant Apollonios.
Après Coronos, le poète cite le « Titarésien Mopsos »,
expression empruntée à Hcsiode^ Cette épithète semble
faire allusion au principal affluent de gauche du Pénée,
l'Europos, appelé Titarésios par Homère*, le « bleu Tita-
rèse » de Musset (aujourd'hui Xéraki). D'autre part le
grand-père de Mopsos s'appelait Titaron et était l'éponyme
du Mont Titaros, cité par Lycophron et Strabon'. D'après
Strabon, on désignait sous ce nom la partie des monts
Cambuniens qui touchait à l'Olympe (aujourd'hui Tchapka).
Ctiméné, ville des Dolopes, est située, dit Apollonios,
près du lac Xynias. Homère parle des Dolopes, peuple qui
habitait au sud-est de l'Epire, mais il ne connaît ni la ville
ni le lac«. Ctiméné et le lac Xynias ne sont cités que par
Etienne de Byzance. Le lac tire son nom de la ville de
Xynia ou de Xyniai, connue des Latins ^ Le scoliaste et