‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 76 sur 279 · L'HELLESPONT · texte numérisé non relu

L'HELLESPONT

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V Iliade et chez les historiens^ A Timitation d'Homère, le poète appelle Percosien un certain Mérops originaire de

cette ville^

Au delà de Percoté, les Argonautes suivent « la côte sablonneuse d'Abarnis ». Ce mot n'est cité sous la forme Abarnos que par Hécatée, et sous la forme Abarnis par Xénophon, qui le définit ainsi : « Abarnis, promontoire de Lampsaque^ ». Le scoliaste d'ApoUonios mentionne Abarnis comme une ville du territoire de Lampsaque : il est donc probable que ce nom désignait à la fois la ville et le promontoire, tous deux voisins de Lampsaque.

Pityéia est citée dans le catalogue de V Iliade en même temps qu'Adresteia, Apaisos et Percoté^ Suivant le scohaste d'Apollonios et Etienne deByzance, Pityéia est le vieux nom de Lompsaque, comme Pityoussa d'après Strabon^ mais le géographe la distingue de Pitya ou Pityéia, ville de Troade voisine de Zéléia et située en Propontide, entre Parion et Priapos. Cette dernière semble correspondre à la Pityéia homérique par sa situation, alors que celle d'Apollonios, nommée après Abarnis et avant la Propontide, paraît bien située à l'emplacement de Lampsaque. Il ne faut donc pas les confondre comme l'a fait Walther*. En préférant le nom ancien de Pityéia à celui de Lampsaque, ApoUonios a respecté la vérité historique; il qualifie cette ville de « sainte, divine », probablement à cause de Priape, dont le culte était en honneur dans cette région. On voit que, pour la géographie de l'Hellespont, le poète a suivi

1. //., II, 835; XI, 229; XV, 548; Hdt.,V, 117; Xén.. //e//.,V, 1,23; Skyl., 94.

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