Walther, op. cil., 40 sq
3. Lediones Apollonianae, 30 sqq.; critiqué par Linde, De dwersis recensionibus A. Rh., p. 8, 31 ss.
5. Plin., h. N., V, 142; Et. de Byz., v. "ApxTcov vtJctoç et KuQixoç.
LE VOYAGE DES ARGONAUTES : l'aLLEB
qu'île et entre lesquelles les érudits modernes hésitent encore.
D'après Skylax en effet^, Cyzique se trouve au milieu d'un isthme qu'elle ferme. D'après Strabon, c'est une île rattachée au continent par deux ponts-. Pline l'Ancien confirme ce renseignement et ajoute que les ponts furent construits à l'époque d'Alexandre^ Le scoliaste d'Apollonios affirme aussi que cette île est devenue presqu'île*. Apollonios connaissait probablement les deux théories et l'ambiguïté du mot vYJCTo; trahirait son embarras. Les savants modernes, eux aussi, se sont partagés en deux camps : Shaw, Marquardt, Vital Cuinet, Judeich, Texier, Perrot et Guillaume, Victor Bérard, Hasluck et Eitch considèrent Cyzique comme une île% tandis que Mannert, Kiepert et Besnier sont d'un avis contraire^ La découverte d'une inscription publiée en 1893 et commentée par Joubin et Th. Eeinach' semble avoir tranché la question: Cyzique, au temps de Skylax, était une presqu'île rehée au continent par un isthme au milieu duquel s'étendait un marais ou un lac. Plus tard, les habitants avaient percé l'isthme en reliant le lac à la mer par deux canaux et, pour empêcher l'ensablement, ils avaient construit deux jetées à l'entrée de ces canaux. Toutefois, pour communiquer facilement avec la terre ferme, ils jetèrent un pont sur chaque canal. Au temps d'Apollonios, le canal était bien entretenu et Cyzique avait