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géants à l'isthme et à la plaine habités par les DoUons. Dans un autre passage, il fait allusion à une colUne plus élevée, le Mont Dindymon, et il emploie l'expression « Monts des Ours » au pluriel. Il semble donc que pour Apollonios ce terme, au singulier ou au pluriel, ne désigne pas une montagne en particulier, mais l'île tout entière. Quelques érudits n'acceptent pas cette explication pour les raisons suivantes : l'expression « Mont des Ours » ne se retrouve que dans Strabon' pour désigner la montagne au pied de laquelle se trouve Cyzique et qui est elle-même dominée par le mont Dindymon. Strabon n'appelle donc pas « Mont des Ours » l'île entière et il est peu vraisemblable que la moins élevée des deux collines ait donné son nom à toute l'île. Brunck, approuvé par Walther-, suppose que ce passage est corrompu et qu'il existe une lacune avant ce vers. Gerhard^ supprime complètement ce vers et le remplace par un autre. Toutes ces hypothèses semblent superflues : le terme«Mont des Ours », au singulier comme au pluriel, désigne chez Apollonios toute l'île au nord de Cyzique, par opposition à l'isthme et à la plaine voisine. Le poète a d'ailleurs indiqué que l'île était montagneuse^ Mont des Ours est donc Téquivalent d'île des Ours plus couramment employée
Une autre difficulté apparaît ensuite : le poète parle d'une île et d'un isthme; il considère donc la région de Cyzique comme une île rattachée au continent par un isthme, c'est-à-dire comme une presqu'île, et le mot v^ao; qu'il emploie peut très bien signifier presqu'île, surtout en poésie. Cette description est-elle conforme à la réalité? Si on examine les textes anciens, on se trouve en présence de deux théories qui font de Cyzique une île ou une pres-