‹ La géographie de l'histoireChapitre 105 sur 216 · CAPITALES MARITIMES · texte numérisé non relu

CAPITALES MARITIMES

La Havane.

Rio de-Janeiro.

Buenos- Aires.

Montevideo.

CAPITALES PÉNÉMARITIMES

Washington.

Caracas.

Lima.

Totaux. .7 4 3

1. Cette proportion est à coup sur modifiée au profit des capitales continentales par la nouvelle organisation politique de l'Europe, qui établit un nouvel Etat sans vue sur la mer (Tchéco-Slovaquie), et deux autres pourvus de débouchés maritimes insuffisants (Yougoslavie, Pologne), sans compter ceux qui pourront surgir sur les débris de l'empire russe. Mais le vice profond de cette organisation nouvelle réside précisément dans l'insuffisance des débouchés maritimes, qui seuls pourraient garantir l'indépendance des nouveaux Etats. On tâche d'y pallier par l'internationalisation des voies ferrées et fluviales. Cela ne vaut pas, et ne vaudra jamais, une bonne fenêtre sur la mer.

2. Nous excluons, pour des raisons qu'il est aisé de comprendre : Haïti, les petits Etats de l'Amérique centrale et les colonies européennes.

MARITIMES ET PENEMARITIMES

Par une coïncidence curieuse, mais non fortuite, le rapport de la première catégorie aux deux autres totalisées est le même que pour l'Europe de 1914 : de chaque côté, la moitié de nombre total.

Poursuivons cet examen. Laissons de côté l'Afrique, où les formes et l'organisation de la plupart des Etats seront l'œuvre d'un avenir proche ou lointain. Prenons les vieilles et les jeunes sociétés politiques de l'Asie : les premières sont les plus anciennes du monde, les secondes s'organisent dans les cadres coloniaux. Voici comment se distribuent les capitales d'Etats autonomes ou de colonies assez vigoureuses pour le devenir, en y joignant l'Insulinde :

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