LIVRE PREMIER. l.A PALESTINE
possédait donc une station de prêtres qui se rendaient à Jérusalem pour le service du Temple.
Pour distinguer Beth-Lehem en Judée (qui dans la Bible porte l’epithéte Ephratha) de celui en Galilée, on donna au dernier l’épithète « Beth-Lehem [Na] çarieh. » Il se pourrait donc que celui qui naquit dans ce Beth- Lehem, village peu important sans doute, fût nommé comme s’il avait vu le jour à Nazareth. Beth-Lehem près de Nazareth est sans doute identique avec la localité actuelle Beït-Lahm *, au nord-ouest d’en-Nasirah (Nazareth).
Pour pouvoir mieux indiquer l’emplacement des localités des Talmuds dans la Galilée inférieure, c’est-àdire pour la partie de ce pays que les Talmuds désignent comme « pays de plaine, » nous prenons Sepphoris, à cause de sa position, comme ville de centre.
’IIOS ou pics , Cippori ou Cipporin ne se trouve pas mentionné dans l’ancien Testament. Un talmudiste prétend que Kitron *, ville placée par la Bible dans la tribu de Zébulon, est Cippori. Mais contre cette identification on élève l’objection suivante : « La tradition rapporte que Zébulon se plaignait de n’avoir reçu en partage que des montagnes et des côtes, tandis que Nephthali possédait des vignes et des champs fertiles. Si Kitron était Cippori, et par conséquent une ville des possessions
(Deutéronome, viii, 9) que la Terre d'Israël est riche, apportemoi trois choses que je vais te demander, savoir : du poivre, des faisans et de la soie. - It. Josuê lui apporta du poivre do Nachano N’TÎHÎC dans le msc. de la bibl. imp., n° 822, p. 191), des faisans de Çaïdan (Cidon) , d’uulres disent d'Akhburuh (ms. précilé p*nM je), et de la soie de Gousch Halub üiscaia).
1 Robinson, Bibl. researchcs, t . III, p. 113.
1 Juges, I, 30.
a Tal . de Bab., Mcguillah, 6 a.
de Zebulon, quel sujet de récriminations celui-ci auraitil eu? les environs de Cippori sont très-fertiles à une distance de seize milles carrés, et il y coule du lait et du miel. » Kitron est en effet mentionné sous ce dernier nom dans le Midrasch1 comme ville natale d'un certain Siinéon. Il résulte du passage talmudique précité que Cippori appartenait à la tribu de Nephthali et non à Zébulon, comme c'est indiqué sur la carte que M. de Raumer a jointe à son ouvrage sur la Palestine. Nous aurons l'occasion de revenir sur ce sujet, quand nous traiterons de l’endroit Capernaüm. Il résulte encore de ce même passage talmudique* que Cippori était entouré de territoires fertiles. Le même fait est répété ailleurs3: « R. Yosé dit : à seize milles de chaque côté de Cippori il coule du miel et du lait, car d’un côté se trouve Baïschan (Beth Schean) et de l’autre côté la plaine de Genezarcth. »
Le Talmud * fait dériver le nom de Cippori du mot HCS « oiseau, » parce que cette ville se trouvait sur le sommet de la montagne tel qu’un nid d'oiseau sur la cime de l’arbre. Josèphe5 appelle cette ville Scpphoris ; il la place au milieu de la Galilée (inférieure); nous avons vu que les Talmuds0 lui assignent la même situation. Un passage du Midrasch met Cippori à une distance de dix-huit milles de Tibériade’. Eusèbc et saint Jérôme8 placent Sepphoris à dix milles à l’ouest du
f Bereschith rabba, ch. 8. jriBp Î?’X jiyoS1.
* Tal. de Bab., I. c.
3 Tal. de Jér., Bil-kourim, i, 12.
■* Tal. de Bab., Meyuillah , 6 a.
5 Vit a, 6:; ; £XXi Xï.-piopi; (ùv iv T(”> Trj; raXiXsfa; Ksiitfvj),
6 Ct. ci-dessus, p. 170.
7 Heland, Palastina, t. II, p. 1000.
* Onom. a. v., Thabor.