‹ La géographie du TalmudChapitre 108 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

mont Tabor. Cette ville devait être immense; les Talmuds 1 , avec leur exagération habituelle, disent que Sepphoris contenait centquatre-vingt mille places publiques. Josèphe* dit qu'elle était la plus grande ville de la Galilée. Les Talmuds 3 y mentionnent une cité (marché) supérieure et une inférieure.

Sepphoris fut fortifiée par Hérode Antipas 1 et classée politiquement au-dessus de Tibériade, par Hérode Agrippa II5. On mentionne dans les Talmuds5 des positions fortifiées appartenant à Sepphoris. Dans la guerre des Juifs contre les Romains, elle penchait pour ceuxci". Les Talmuds8 font peut-être allusion à ce fait, quand ils rapportent que les habitants de Cippori étaient signalés comme des opiniâtres qui écoutent la parole de Dieu sans vouloir s’humilier devant elle. Entre cette

I Tal. de Bab., Baba Bat Ara, 73 b.

î Vila, 45.

3 Tal. de Bab., Eroubin, 54 b.

•Josèphe, Ant., XVIII, il, 1.

3 Vila, 9.

6 Mischna, Erakkim, ix, 1(1. niOH TKCfl ÎTSp « l'ancienne forteresse de Cippori, * forteresse qui date, selon la Mischna, de Josuè. Raschi prend ici le mot n;®’ pour un nom propre et traduit « la forteresse de Teschanak, près de Cippori. » Une ville « Tesclianah » est mentionnée dans la Bible (Il Paralipomènes, xm, 19), mais elle doit se trouver dans les possessions d'Ephraïm.

j-ptîDp * Castra de Cippori » est mentionné dans le Tulmud de Babylone, Sabbatk, 121 a.

■niCS b'S nrr:i' (l. nrC213 Bamidbar rabba, ch. 8) signifie également « un endroit élevé «près de Cippori, qui se trouvait, d'après un uutre passage du Midrasch lieland, Pahrstina t. II, p. 816,, à trois milles de Sepphoris. Relund croit trouverduns le motnnrCli» qui n’est qu’une faute des copistes, la ville de Jctapatha; nous verrons plus loin que l’orthograuhe de cette ville est

7 Josèphe, Vila, 8; 71 .

8 Tal. de Jér., Taanitk, ni, 4.

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ville et Tibériade, on connaît dans les Talmuds' un grand nombre de cavernes et de bourgs.

Sepphoris a sa signification dans le mouvement dogmatique des Juifs. Elle possédait* d’anciens registres des familles (des prêtres?). Le sanhédrin résidait dans celte ville avant de siéger à Tibériade*. Rabbi séjourna à Sepphoris pendant dix-sept ans*. Sans doute il y avait dans cette ville une très-nombreuse population de Juifs arrivés de différents endroits, et dont chaque fraction avait sa synagogue à part. On cite dans les Talmuds1 * * * 5 * * la synagogue de Gonfna , celle de Babyloniens et d’autres, à Sepphoris. Le bas peuple y exerçait en majorité Tétât de meunier; on dit qu’il ne travaillait pas aux demi- fêtes0. Le Midrasch" cite, à propos d’une sentence morale, un certain Justus. tailleur de profession, comme gouverneur de Sepphoris.

Cette ville est citée dans les auteurs classiques sous le nom de Dio Cœsarea. Gallus détruisit DioCæsarea enl’année 1)39, à cause du massacre que les Juifsavaient fait des Grecs et des Samaritains8. Saint Jérôme"ajoute que nonseulement Sepphoris, mais avec elle Tibériade, Lydda

1 T al. de Jér., Eroubin, v, 1 -nsï VHS mvyb UN

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*Mischna, Kiddouschin , iv, 4. i"ri^ biü ÎTr’n ’2R]Q. Ces registres dataient peut-être de l’époque où Gabinius y institua un sanhédrin.

s Tosiftha. Holin, ch. I.

* Tal. de Jér., Kilaïm, îx, 4.

5Tal. de Jér., Naiir, vu, 1 ; Sanhédrin, x, i.

•>Tal. de Jér,, Pesahm, iv, 2.

" Roland, Paltestina, t. II, p. 1001 .

sSozom,. Hist., iv, 7; cf. Retond, i. c., p. 1000.

!l Chronicon à l’Olympiade, 283; cf. M. GraeU, GescAicAte de)- / uden , (2* éd .), t. IV, p. 490.

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