LIVRE PREMIER. I.A PALESTINE
lilée! ta haine contre la loi te fera classer à la lin parmi les oppresseurs 1 * (de la foi). »
Arab est peut-être identique avec le Araba que nous avons vu dans Josèphe*, à vingt stades de Sogané. On trouve aujourd’hui une localité Arrabeh3 *, au nord de Kana el Djelil, avec laquelle on pourrait identifier le Arab des Talmuds, ainsi que l’ Araba de Josèphe.
^122, Caboul, mentionné dans la Bible * comme ville des possessions d’Ascher. Les Talmuds5 * disent que Caboul fut détruite à cause de la discorde qui régnait entre les habitants. Hillel et Yehouda, fils de R. Gamliel II, y ont séjourné0. Josèphe7 cite un endroit XxfkeXa» dans les environs de Ptolémaïs, qui est probablement identique avec Caboul. On veut identifier Caboul ainsi que Khabolo, avec le village de Kaboul, au sud-est de Saint- Jean- d’Acre8.
Il ne faut pas confondre ce Caboul avec le pays du même nom qui renfermait vingt villes, et que le roi Salomon avait donné à Hiram, roi deTyr9. Les talmudistes 10 diffèrent d’opinion sur la signification de ce mot ^122. « R. Houna dit: Il signifie « entortiller»; les habitants du pays de Caboul étaient enveloppés dans l’or et dans l’argent. Rabba lui fait l’objection suivante : Si le pays était d’une telle richesse, pourquoi Hiram se montrait-il mécontent
1 Ibid. ppo22 1013 rrirn nN:» W: W;. Nous tra-
duisons le pp’CC2 comme pp'i*C2- Cf. T. de B. Baba Kama, 1 10 b.
- Cf. ci-dessus, p. 204, noie 5.
3 R'ibin-on. lor.. cil.
1 Josué, xix, 27.
5 Ta!, de Jèr., Taaiiitb, K, 8.
6 Même Tal., Pcsuhim, iv, 1.
7 Vita, 43.
8 Robinson, Bibl. researches, t. III, p. 88.
3I Rois, îx, 13.
1° Tal. de Bab., Sabbat h , 54 a.
200 LA GÉOGRAPHIE DU TALMUl)
du présent que lui avait fait le roi Salomon? R. Houna répond : C’est que Hiram pensait : les habitants sont riches, élevés dans la mollesse, et par suite ne se prêteront pas aux corvées du roi. R. Naliman bar Yiçhak prend le mot ^02 dans la signillration de « cuisse; » le sol était tellement sablonneux 1 * qu’on y enfonçait jusqu’à la cuisse. » Ce docteur cite à l’appui un dicton de la langue vulgaire araméenne, où terre de Macbala veut dire un territoire qui ne porte pasde fruits8. La traduction arabe du mot bi32 est, jusqu’à un certain point, d’accord avec ce dernier docteur : elle rend Ereç Caboul par « Ard csch Schouk » (terre couverte d’épines).
Nous n'insisterons pas sur les explications des septante, de Josèphe ou de saint Jérôme; il suffira de renvoyer le lecteur au Lexique de Gesenius3 * * *.
rP2, Biri est cité, conjointement avec Caboul, comme séjour des deux fils de R. Gamliel. i Hillel et Yehouda se sont promenés le jour de sabbath à Biri, portant des bijoux (malgré la défense de la loi) » Il y a plusieurs endroits du nom de Bir dans les environs d’Acco, et l’on ne saurait dire lequel est identique avec le Biri des Talmuds.
1 Ibidem , j'îcûin Le mot yo « plier les genoux » est
rendu dans le Targoum par pECin- Buxtorf (lex. Talm ., s. v.
CCH) croit que TOsinest le mol grec jiaOoi
! -NTO T3J? N77 K222C NJTN
Thésaurus cet Test. s. v. Vl22
* Tal. de Jèt., Pesahim, rv, 1.