LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
Nor, Rouma se trouvait dans le voisinage de Sihin, cela résulte du pioins du récit talmudique : « Pendant une année de sécheresse, les familles Beth Mamel et Beth Gorion, de Rouma, distribuèrent dos figues aux pauvres de Kefar Sihin » Le Talmud de Babylone- aj>— pelle cette localité Arouma, et parle aussi de cette distribution de figues et de raisin sec faite aux pauvres de Kefar Sihin et de Kefar Hananyah. Rouma est peut-être identique avec l’endroit biblique3 du même nom et avec le PsiijAî que Josèphe 1 place en Galilée.
On trouve actuellement au nord de Sepphoris un village de Rouma 5 avec lequel le Rouma des Talmuds pourrait être identique.
n:;rn non', Yodaphath l’ancienne est mentionnée dans la Mischna6 comme un endroit de la Galilée, fortifié par Josué. Le mot «ancien » ferait supposer qu’il y avait deux villes différentes ou une ville divisée en deux parties, l’une d’une date ancienne et l’autre plus récente. C’est près de cette ville qu’il faut peut-être placer la plaine appelée dans lesTalmuds: « plaine de Yotabat. >
Le Yodaphath des Talmuds est sans doute le Jotapata de Josèphe, ville qu’il fortifia lui-même8 et où il fut fait
i Tosiftlia, Eroubin, ch. 3; Tal. de Jér., tuf me Traité , iv, 10.
(nenc) Norz jmu no nno-ot bœ no nnc»Da nvya-
- Eroubin, SI b.
3 II Rois, xxm, 36. Josèphe (.4»/., X, v, 2) rend DCV3 Par "AJiouiia, ce qui est probablement une faute de copiste, pour "Apovpa (NCPN; ; les lettres B et P sont faciles à confondre en négligeant le deuxième demi-cercle.
3 Guerre, III, vii, 21.
3 Robinson, Bibl. researches, t. III, p. 10S.
Erakhin, ix, 6.
" Tosiftha, NUdah , ch. 3. j-CE' nfpO
» nia, 37.
prisonnier par Vespasien On identifie cette ville avec la localité actuelle de Djefat, au nord de Sefouriyeh.
On mentionne dans les Talmuds un certain Menahem Yodfaaiî; serait-ce « Menahem de Yotapata? »
pr’D l'ta’D, Sikhnin ou Sikhni, ville natale de R. Yehoschoua et de R. Hanina ben Theradyoni * 3, est probablement identique avec le village de Souknin l, au nord de Jotapata. Josèphe mentionne un endroit nommé Soganér',h vingt stades d’Araba; peut-être est-ce le Sikhniu des Talmuds.
2T, Arab, localité en Galilée, non loin de Sepphoris, ainsi qu’il appert du passage suivant : « Des marchands vinrent d’Arab à Sepphoris un vendredi et dirent : à l’heure où nous avons quitté Arab, R. Hanina ben Dosa commençait déjà à observer le sabbath®. » R. Yohanan ben Zakaï y résidait quelquefois, au dire de la Mischna1 * * . La Guémare8 ajoute qu’il y habitait dix-huit ans. Pendant ce long séjour dans cette ville, on ne le consulta que deux fois sur des questions casuistiques. C’est pourquoi, dit-on, il apostropha Arab en ces termes : « Galilée, Ga-
i Guerre, III, vii, 7-36. Quant au mol nnnoit Hue Roland [Palastina, t. II, p. 816) veut prendre peur Jotapatlia, nous en avons déjà parlé plus haut (p. 193).
*Tal. de Bab., Zebakim, 110 b. nNÇTiV’ enta
3 Même Tal., Rosch haschanah, 29 a et dans d’autres passages.
* Robinson, Bibl, researckes, t. III, p. 83.
5 Vita, 31 . ’Ex&suaa xo~{ sX^Osui -po; Iwvavjpv Koipn^v tn.oQai ’ApiJïw'i izi/ ouaav s’xoai cxiS ta.
8 Tal. de Jér., Taanith, iv, 1. Le mot dans ce passage
signifie «des marchands de vins » eu « ceux qui chargeaient les ftnes » pour le transport de certaines marchandises. M. Wicsncr (Scholien, fasc. II, p. 238) le traduit par « marchands de blé. » t Sabbath, xvi, 8.
8 Tal. de Jér., mime Traité, xvi, à la fin.