LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
Tibériade joue un rôle important dans la première guerre contre les Romains 1 * ; elle était après Sepphoris la plus grande ville en Galilée4; ses fortifications étaient très-importantes3. Le Castellum de Tibériade, que le Talrnud1 mentionne, faisait peut-être une partie de son système défensif. On parle aussi dans les Talmuds des cavernes (communications souterraines) dans les environs de Tibériade 5 *, qui s'étendaient jusqu’à Sepphoris, distante de dix-huit milles0.
Les habitants de cette ville s’occupaient de la pêche et des transports par la batellerie7. Nous avons vu8 qu’une des conditions que le Talrnud donne comme imposée à Nephthali par Josué, était la liberté de la pèche à l’hameçon. Le Talrnud parle des pécheurs de Tibériade qui ne travaillaient pas aux demi-fêtes 9. De notre temps encore on y exerce la pêche, mais dans des proportions très-faibles.
Tibériade fut la résidence du dernier sanhédrin 10 ; c’est là que furent réunies et coordonnées les règles et les décisions qui forment la Mischna. Cette grande école perdit son importance et disparut même complètement pour laisser la place aux écoles babyloniennes de Soura, Nehardéa et Poumebeditha. La ville reprit plus tard quelque renommée comme siège des Masorèthes ; les Talmuds
i Josèphe, Guerre, II, xx. 6.
* Vi/a, CS.
» Gueire, III, x, 1.
•Tal. de Jèr., Alodah zarah , m, 1. x,12t2'S JV^tîDp
5 Cf. ci-dessus, p. 194, et Reland, Palastina , t. II, p. 1040.
8 Cf. ci-dessus, p. 192.
" Josèphe, l ita, 12.
8 Cf. ci -dessus, p. 25.
'JTal. de Jér., PesaAim, iv, 2. RnÜŒ ’£~n
•«Cf. ci-dessus, p. 198, note 3.
IiA OROGRAPHIE DU TAI.MDD
n’en font pas mention, de sorte que nous n’avons pas à nous en occuper.
La localité actuelle de Tabariyeh occupe, d’après l’opinion générale, une partie de l’emplacement de l’ancienne Tibériade'; on y trouve encore des traces de ruines. En 1837 on évaluait le nombre des habitants à 4,000 ; mais le tremblement de terro de cette même année détruisit presque toute la ville et coûta la vie à sept cents âmes. Les malades s’y rendent encore de nos jours ; ses eaux ont une certaine analogie avec celles d’Aix-la-Chapelle2.
"IDW, Guinosar, d’après le passage précité3 du Talmud, est l’ancien Kinnereth *. Nous savons que le lac île Tibériade, qui rappelle dans la Ilible * la mer de Kineroth5, » change également dans Josèphe son nom en « lac de Genezareth. » Un docteur pose la question suivante® : « fir:a est une forme du pluriel ; il semblerait donc qu’il y a eu au moins deux endroits du nom de lû'ü'i ?» On lui répond : 11 y avait plusieurs endroits qui formaient des fortifications autour de Kinnereth, comme, par exemple, Beth Ycrah et Ccnabri (de là la forme du pluriel). La ville principale (de Guinosar) fut détruite, et il ne reste que les fortifications des païens1. »
Les fruits de la plaine de Guinosar, comme nous
* Robinson, Bill. researche.i, t. IU, p. 344.
2 M. (le Rauraer, Pahrstina, p. 142.
3 Cf. ci-dessus, p. 207.
1 Josué, xix. 3iJ. *
5 Jbtde>/i, xn, 3.
°Tal. de Jér., Meguillah, i, 1. vjp nnjft) nnî3 B’ "Ijn PBPyrr
"■crsi rp' ira p;r npiBBN ’rr nïn vn n7 in vn nr®:’: •eu nrwi -prn a^ni n^Tio inr
7 Cette dernière phrase est très-obscure.