‹ La géographie du TalmudChapitre 128 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

sage talmudique précité1 sur la frontière du nord, signifie peut-être « les plantations® d’Acco; » expression qui serait analogue aux « jardins d’Ascalon » que nous avons vus 3 dans les Talmuds aux indications des frontières.

2*0» 2’U, Kezib ou Guezib, dernière ville de la Galilée* vers le nord-ouest. Nous voyons des docteurs aller d’Acco à Tyr, en passant par Kezib5 et par le promontoire dit « l’échelle de Tyr6. » Acco et Kezib sont des villes fortes, dit le Talmud7. Ailleurs on mentionne aussi une synagogue à Kezib8.

Cette ville est connue dans la Bible sous le nom d’Akhzib. Ascher, est-il dit9, ne parvint pasà chasser les Chananéens de cette ville. Josèphe l’appelle Ecdippon 16 et Actipous **. Eusèbe 11 place Ecdippa (Achzif) à neuf milles d’Acco dans la direction de Tyr. On l’identifie avec l’endroit actuel, Zib, au nord de Saint-Jeand’Acre.

1 Cf. ci-dessus, p. 232. La Tosiftha imprimée porte Kelabo, qu'on pourrait identifier avec le village de Koulatick, à l’est de Tyr; mois c'est étendre trop loin la Terre d'Israël. Nous préférons la leçon du manuscrit 'QTQ'j , d’autant plus que le Tal. de Bob. lit également 'zhzb-

* Les Targoums rendent le mot n"C «fleurir» par ^>2^! 1® mot • branche de palmier ou simplément branche, » vient probablement de la racine 2^25-

3 Cf. ci-dessus, p. 21 .

4 Cf. ci-dessus, p. 232.

5 Tosiftha, Demvï, ch. 1 .

8 Tal. de Jér., Abodah zarah, i, 9.

7 TaL de Bab., Eroubin, 64 b. PJJID “jr nW’y 2’131 ’OJt

* Tosiftha, Demot, ch. 1.

9 Juges, i, 31.

10 Guerre, I, xin, 4.

u Ant., V, i, 22.

14 Omm. s. v., Achzib.

’NC'D 1er, Kefar Simaï ou Sa ma, un des lieux que les Talmuds placent parmi les villes « englouties', » c’està-dire, lieux qui rigoureusement ne devaient plus compter comme « Terre d’Israël, » mais .qui le furent néanmoins en vertu d’une décision des rabbins. Kefar Sama se trouve, d’après les Talmuds, plus près de Sepphoris que d’Acco.

Dans cette localité vivait un certain Jacob qui faisait des cures merveilleuses au nom de Yeschou (Jésus) Pandéra. Un jour, dit le Talmud1, il voulut guérir ainsi un certain Eléazar ben Dama qui venait d'étre mordu par un serpent venimeux ; mais R. Ismaël qui était présent, s’y opposa au nom de la religion. Le guérisseur ne se laissa pas rebuter. Il essaya de prouver à R. Ismaël, en 3'appuyant sur les textes sacrés, qu’il était permis de guérir de toutes les façons. Jacob établit victorieusement sa thèse, mais dans l’intervalle le malade mourut. « Tues bien heureux, Eléazar, s’écria R. Ismaël, d’avoir quitté ce monde, plutôt que de transgresser la haie des sages. »

Ce fait curieux est également rappelé dans le Talmud de Babylone3 et dans le Midrasch*; tous deux l’altribuent à Jacob de Kefar Sekhanya5 (Sik! nin). Nous préférons, comme toujours, la leçon du Talmud de Jérusalem.

On raconte6 encore que ce même Jacob de Kefar Sekhanya communiqua une règle religieuse, au nom

1 njftriD nTT’Ji; Tel. de Jér., Quittin, i, 2. I.e Tal. de Bab., Guittin, 6 b, lit ’tO’O * 'a Tosiftha, Ohololh. ch. 18, j-pCD-

* Tal. de Jér., Sabbath, xiv, à la fin.

3 Abodah zarah, 27 b.

* Midrasch Kohclclh, i, 9.

5 K';ro spk rpr-

8 Midrasch, l. c.: Tal. de Bab., Abodah zarah, 17 b.

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