LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
(listes, le Jourdain n’existant pas pour eux à cette hauteur. Conformement à ces systèmes, nous commencerons notre énumération des villes de la Pérée par Gadara.
tu, Gadar, dans le pays montagneux. Sur ses hauteurs on allumait les feux pour signaler la néoménie *. Eusèbe - place également Gadara sur une montagne, au pied de lacpielle on trouvait des eaux thermales. Celles-ci sont connues des talmudistes 3 ; elles étaient sans doute ù Hamthan que les Talmuds mentionnent avec Gadar. « Rabin a permis aux habitants de Gadara de se rendre le sabbath à Hamthan et de remonter vers Gadar, tandis que les habitants de Hamtha ne pouvaient aller ce même jour à Gadar1. » Le voyageur Parhi connaît de son temps une localité û’el-IIami 5, à une distance sabbathique de Gadara, qu'il identifie avec raison avec le Hamthan des Talmuds. El-Haini se trouvait, d’après ce voyageur, à l’autre bout delà vallée qui commence au pied du mont sur lequel était situé Gadar, et que le Talmud désigne par « déclivité de Gadar. » Dans la discussion, si la « Terre d’Israël » doit être considérée, concernant l’observation du sabbath, comme une place publique ou non, on dit que la Terre d’Israël est encavée d’un côté par l’échelle de Tyrê et de l’autre côté par la déclivité de Gadar7. Nous avons déjà parlé
* Cf. ci-dessus, p. 40.
- Onomasticon, s. v. Gadara.
3 Cf. ci-dessus, p. 3ü.
I Tal. do Jér., Eroubin, v, 7.
3 Capklhor ouphcrah, ch. 10: cf. M. Zunz, Itinerary , etc., t. II , p. 402.
3 Tal. de Bub., Eroubin, 22 b. XD'J -jiTO lin NOÏIO ilb rfPE"
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7 M. Wiesner ( Scholien, etc., fuse, in, p. 18) croit que le doc- ■ teur comprend ici, sous le uora de la «Terre d’Israèl, » la Gali-
de l’échelle de Tyr1, qui se trouve sur la côte de la Méditerranée La déclivité de Gadarest, selon Parhi *, vers le nord-ouest, du côté du lac de Tibériade.
Gadarest une ville fortifiée par Josué, dit la Mischna3; Josèphe qui donne Gadara comme la capitale de la Pérée1, en fait aussi une ville forte5. Une partie des ouvrages défensifs portait probablement le nom de Migdal- Gadat' « tour de Gadar. » Il s’y trouvait une école importante. R. Simon ben Halaftha, en revenant de l’école, se promenait aux bords du fleuve0, probablement le Scheriatr-el-Mandhour. Une autre leçon talmudique porte : « Il se promenait au bord de la mer’. » Dans ce cas, R Simon se serait dirigé vers le lac de Tibériade. Les deux variantes prouvent qu’il s’agit de Migdal Gadar et nullement, comme le veut un autre passage, de Migdal Eder 8 , près de Jérusalem 11 ; il n’y a là ni fleuve
lée, parce que les écoles se trouvaient dans cette province. Ce serait un exemple unique pour celte dénominalion de la Galilée. Nous avons dit très-souvent qu’il ne faut pas prendre à la lettre les indications talmudiques pour la géographie. Dans la discussion de la Halakha mentionnée dons le texte, on se trouvait en Galilée, et on n'indiquait que les enclaves de la frontière nord et nord-est de la Terre d’Israël.
3 M. Zunz. loc. et/.; cf. aussi M. de Raumer, Palœstina, p. 36.
3 Erakhin, îx, 6. On rencontre souvent dans les Talmuds-mj et môme au lieu de *na ; nous croyons que sous l’expression HTITJ ’OTTI (Tal. de Jér., Orlah, i, 2), on doit comprendre des végétations de Gadar.On trouve aussi *n« nC(Tosiftha Thaharoth, ch. 6). Cf. M. Schwarz, das hciligc Land , p. 186.
* Guerre , IV, vu, 1.
5 Antiquités, XIII, xm, 3.
6 Tal. de Bab., Taanith , 2Û a. Cf. Reland, Palœstina, t. II, p. 898.
1 Masekhelh Dcrekh Ere ç, ch. 3.
*Cf. M. Schwarz, das heilige Land. p. 186.
#Cf. ci-dessus, p. 1o2.